AccueilFAQS'enregistrerConnexion
Partagez|

Les Fleurs du Mal, de Baudelaire. (Topic au propre)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
Pégase

avatar

Nombre de messages : 1208
Age : 21

MessageSujet: Les Fleurs du Mal, de Baudelaire. (Topic au propre)
Dim 17 Jan - 14:18


LES FLEURS DU MAL.


De Charles Baudelaire.


Dernière édition par Pégase le Mar 19 Jan - 9:49, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Pégase

avatar

Nombre de messages : 1208
Age : 21

MessageSujet: Re: Les Fleurs du Mal, de Baudelaire. (Topic au propre)
Dim 17 Jan - 14:36


Sommaire :

1. Introduction (Cyber, Shinigami et Pégase)
2. Biographie (Shinigami)
3. Le livre (Cyber)
4. Thèmes abordés (Shinigami, Cyber et Pégase)
5. Impact (Pégase)
6. Analyse de poèmes célèbres ; Introspection des camarades (Pégase, Cyber et Shinigami)
7. Conclusion (Shinigami, Cyber et Pégase)



Dernière édition par Pégase le Jeu 21 Jan - 15:09, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
Pégase

avatar

Nombre de messages : 1208
Age : 21

MessageSujet: Re: Les Fleurs du Mal, de Baudelaire. (Topic au propre)
Dim 17 Jan - 15:34


Introduction :

"Les Fleurs du mal" ... Quel titre étrange n'est-ce pas ? Un titre qui sonne presque comme un paradoxe. Associer le mot "fleur", connoté si positivement, au mal ...

Les fleurs sont liées à la beauté, au parfum, à ce qui attire, à la fascination ...

Comment expliquer ce titre énigmatique ?
Peut-on extraire de la beauté de son malheur ?
Et quel est le mal dont traite ce livre devenu best seller, qui attirent certains par sa beauté (comme des fleurs) et qui en répulsent d'autres par le mal qu'il évoque, jusqu'à vouloir le censurer ...
Pourquoi ce livre suscite tant de passion et de haine ?


C'est ce que nous allons découvrir ensemble au travers de cet exposé qui se propose de vous faire découvrir cette oeuvre marquante de notre culture.


Dernière édition par Pégase le Jeu 21 Jan - 15:13, édité 5 fois
Revenir en haut Aller en bas
Shinigami

avatar

Nombre de messages : 208

MessageSujet: Re: Les Fleurs du Mal, de Baudelaire. (Topic au propre)
Dim 17 Jan - 15:44

La carrière de Baudelaire.



L’enfant solitaire (1821-1839)

Il naquît à Paris en 1821. Son enfance est imprégnée par un père intellectuel et amateur d’arts. A l’âge de 6 ans, décès de son père. Sa mère se remarie : il en résulte un rapport indifférent et malheureux vis-à-vis de cet homme. Mis en interne à Lyon ; déjà une lourde solitude et mélancolie affligent le jeune Charles.

Le bohème Parisien (1839-1844)

1839 : Baudelaire obtient le bac.

1842 : Sa mère le contraint de quitter Paris pour l'Inde faute de ses fréquentations douteuses.

- Il s'arrête à Calcutta où il se gorge de visions exotiques. « A une dame créole » ; « La vie antérieure » sont imprégnés de cette douceur tropicale.
- A son retour, il se lie d'amitié avec Théophile Gautier . Il reçoit aussi la dote paternelle. De même, il se lie avec Jeanne Duval et s’éprend de cette « Bizarre déité, brune comme les nuits / Au parfum mélangé de musc et de havane 1».

1844 : il corrompt sa santé par des excès en tout genre et dissipe son patrimoine. De ce fait, sa mère le place sous la tutelle d'un notaire.

1845 : Privé de son indépendance financière, la souffrance et l'humiliation le conduit à une tentative de suicide.


L’homme de lettres (1844-1867)

Sous influence de la peinture :

Il a commencé à écrire mais il ne publie pas encore. Pour vivre, il se lance dans la critique d’art.

1845 et 1846 : il publie des comptes rendus de Salons dans lesquels il distingue des peintres comme Delacroix, Daumier …

La même année : quatre poèmes sont publiés annonçant la parution d’un recueil, Les Lesbiennes2, premier titre des Fleurs du Mal. : il s’agit de « Don Juan aux enfers », « à une Malabaraise » et « Les chats ».

1847 : son unique œuvre narrative paraît : La Fanfarlo.

Il rencontre Marie Daubin avec qui il vit une brève mais passionnelle idylle.


1842 : la Révolution éclate. Il prend parti pour la Révolution mais son enthousiasme dure peu.

1852 : il tombe amoureux d’Apolline Sabatier. Il lui envoie souvent des poèmes, sous le couvert de l’anonymat mais la « Présidente » n’est pas dupe. Elle se reconnaît dans le portrait de « celle qui est trop gaie » dont « les retentissantes couleurs qui parsèment les toilettes, jettent dans l’esprit des poètes l’image d’un ballet de fleurs 3 ».

1857 : parait sous le titre des Fleurs du mal, le recueil qu’il méditait depuis 15 ans, mais ses vers, peu compromis de ses contemporains ne lui valent qu’un procès en justice correctionnelle, le 20 août pour outrage à la morale religieuse et publique. Malgré le soutien des plus grands, six pièces sont interdites, un mal de vivre aigu s’empare de lui.

Il entreprend la rédaction de petits poèmes en proses sur le modèle de Gaspard de la nuit : style dont la liberté poétique lui semble mieux convenir à la modernité urbaine. Ayant d’importants problèmes pécuniaires, il publie le Salon de 1859. Il y fait un somptueux éloge appuyé sur l’imagination, et met en garde ses contemporains contre la pauvreté du réalisme. En cette même période, il commence la rédaction de Mon cœur mis à nu qui ne paraîtra qu‘après sa mort.

1860 : après un long séjour à Honfleur, paraissent « Les Paradis artificiels ». Au cours de ce séjour, il a également complété l’édition des « Fleurs du mal » en composant 35 nouveaux poèmes.

Une nouvelle section, les « Tableaux parisiens » est insérée dans le recueil.

1861 : malgré une nouvelle édition de son recueil, , et la découverte de la musique de Wagner, « qui le prend comme une mer » et fait « vibrer en lui] toutes les passions d’un vaisseau qui souffre4», le poète s’enfonce dans l’abîme de la dépression. Les querelles se multiplient avec sa maîtresse Jeanne Duval.

« Les artistes ne savent rien, les littérateurs ne savent rien, pas même l’orthographe. Tout ce monde est devenu abject, inférieur peut-être aux gens du monde. Je suis un vieillard, une momie, et on m’en veut parce que je suis moins ignorant que le reste des hommes », écrit-il à sa mère.

1862 : il subit une attaque cérébrale. Dans son journal intime, il écrit : « j’ai senti passer sur moi le vent de l’aile de l’imbécillité ».


« Une capitale de singe 5 »

Baudelaire s’exile en Belgique, avec pour projet de trouver un éditeur pour ses œuvres complètes.
L’échec est flagrant .. Le public belge n’est pas au rendez-vous et paraissent en 1866, « Les Épaves » , recueil qui rassemble les six pièces condamnées en 1857. La Belgique ne lui semble qu’une nation sinistre, qu’il projette d’écrire un recueil satirique* intitulé Pauvre Belgique.

En mars 1866 : il est victime d’une attaque cérébrale .

C’est en 1867 qu’il décède.

Spoiler:
 
.
Revenir en haut Aller en bas
CYBER

avatar

Nombre de messages : 1044

MessageSujet: Re: Les Fleurs du Mal, de Baudelaire. (Topic au propre)
Dim 17 Jan - 16:09

Le livre.



Pour ce recueil de poèmes, Baudelaire a hésité entre plusieurs titres :

"Les Lesbiennes" en 1845 => référence à Sapho, poétesse grecque qui enseignait les arts à des jeunes filles sur l'île de Lesbos, dans la mer Égée.

"Les Limbes" en 1848 => lieu où se retrouvent les âmes des innocents qui sont morts sans avoir reçu le sacrement du baptême.

"Les Fleurs du mal" => projet poétique de Baudelaire : extraire la beauté du mal. (Baudelaire dit : " tu m'as donné ta boue, j'en fais de l'or ").

_________


1857 : la première édition comporte 100 poèmes dont 48 antérieurement publiés dans diverses revues.

1861 : la seconde édition comporte 32 pièces nouvelles ; mais 6 pièces sont condamnées.

Baudelaire a ordonné son recueil avec un soin extrême :

« Le seul éloge que je sollicite pour ce livre est qu’on reconnaisse qu’il n’est pas un pur album et qu’il a un commencement et une fin » .
• Mais la véritable unité de ce recueil tient à la douloureuse sincérité du poète, qui s’y est exprimé tout entier :

« Faut-il vous dire, à vous qui ne l’avez pas plus deviné que les autres, que, dans ce livre atroce, j’ai mis toute ma pensée, tout mon cœur, toute ma religion (travestie), toute ma haine ;
Il est vrai que j’écrirai le contraire, que je jugerai mes grands dieux que c’est un livre d’art pur, de singerie, de jonglerie, et je mentirai comme un arracheur de dents ».

Les Fleurs du Mal sont un authentique recueil !

• Dans une première section, qui de beaucoup la plus importante :
« Spleen et idéal » ; Baudelaire oppose les vertus exaltantes de l’art et de l’amour à la déprimante misère de sa vie.

Il célèbre l’éminente dignité de la création esthétique et définie la Beauté éternelle ;
- il évoque Jeanne Duval ,

Spoiler:
 
- Adélaïde Sabatier ,
- la comédienne Marie Daubrun et les autres femmes qu’il a connues ou aimées ; puis il analyse le mal dont il souffre.

• Dans les sections suivantes,
« Tableaux parisiens »,
« Le Vin »,
« Fleurs du mal » :
il décrit ses tentatives désespérées pour échapper au spleen par la fréquentation des gens, par l’ivresse ou par le vice.
Mais toutes ces tentatives échouent ; et c’est alors « la Révolte ».

→ La révolte s’avère cruellement vaine à son tour, et le poète ne voit d’autre issue que dans « la Mort ».

25 pièces nouvelles prennent place, en 1868, dans une édition posthume.


Dernière édition par CYBER le Ven 22 Jan - 16:55, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Pégase

avatar

Nombre de messages : 1208
Age : 21

MessageSujet: Re: Les Fleurs du Mal, de Baudelaire. (Topic au propre)
Dim 17 Jan - 19:47


Thèmes abordés.


Le génie de Baudelaire.


« Baudelaire fut toute sa vie un malheureux. Il souffrit de sa solitude morale, de sa gêne matérielle, de ses déceptions de carrière, de ses tares physiques. Toutes ces misères expliquent la profondeur de son « spleen », auquel il tenta d’échapper avec une obstination vaine et pathétique. »

L’angoisse du Spleen.

L’état de son spleen ne rappelle ni la mélancolie de Lamartine ni le désenchantement de Vigny .. C’est un état pathologique, où s’abîme un malade meurtri par les épreuves. Sous le même titre Spleen, 4 poèmes, d’un rythme lugubre, rendent le même son désolé, traduisent la détresse de l’âme Baudelairienne.


L’obsession de l’exil.

La solitude morale inspire au poète des visions d’exil. Baudelaire se croit maudit parmi les hommes. Dans « l’Albatros » , il illustre avec vigueur le thème du génie dépaysé dans une société médiocre qui le raille.

Dans « le Cygne » , il évoque au hasard d’une rêverie sinueuse, l’image d’Andromaque exilée à la cour de Pyrrhus, puis celle d’un cygne égaré sur le pavé parisien et, méditant sur ces deux spectacles de détresse, embrasse en un même élan de pitié toutes les victimes solitaires :


(Léda et le cygne Paul Véronèse, 1585.)

Ainsi, dans la forêt où mon esprit s’exile,
Un vieux Souvenir sonne à plein souffle du cor !
Je pense aux matelots oubliés dans une île,
Aux captifs, aux vaincus!… à bien d’autres encor !


L’obsession du temps.

Dans « l’Ennemi », il se compare à un jardin ravagé par des pluies d’automne et où peut-être, faute de sève, ne pousseront plus de nouvelles fleurs.

Dans «le Guignon», il exprime le découragement d’un artiste qui se sent éternellement inférieur à la tâche proposée.

Dans « Chant d’Automne », il associe à la pensée de l’hiver qui vient l’attente anxieuse d’une mort prochaine.

Dans « l’Horloge », il énonce le tragique avertissement qui semble chuchoté au passage par chaque seconde écoulée :


(Van Gogh)
Souviens-toi que le Temps est un joueur avide
Qui gagne sans tricher, à tout coup ! c'est la loi.
Le jour décroît ; la nuit augmente, souviens-toi !
Le gouffre a toujours soif ; la clepsydre se vide.


La soif de pureté.

Baudelaire, conserva toujours une sensibilité chrétienne.
L’idée du péché originel l’obsède.
Lui-même a conscience d’être déchu ; et garde la nostalgie de la vertu.

Cette contradiction explique l’inspiration complexe d’ « Un Voyage à Cythère » où il découvre dans la volupté une amertume et demande à Dieu de lui permettre « de contempler son cœur et on corps sans dégoût ».

Elle explique également l’enthousiasme des poèmes consacrés à Mme Sabatier, comme l’image vivante de toutes les facultés et comme l’instrument possible de son rachat, il fait monter un cri vers l’ange des pensées, dont il implore l’intercession bienveillante (Réversibilité) :


"Le Combat de Jacob avec l'Ange" d'Eugène Delacroix"

Ange plein de bonheur, de joie et de lumières,
David mourant aurait demandé la santé
Aux émanations de ton corps enchanté ;
Mais de toi je n'implore, ange, que tes prières,
Ange plein de bonheur, de joie et de lumières !

Le rêve de beauté.

Baudelaire a toujours rendu un culte à la beauté ; et l’Art lui est apparu comme le meilleur témoignage de la dignité humaine, l’instrument le plus précieux de l’ascension vers l’Idéal.

Peu d’écrivains furent autant traversés d’une mission à remplir ;

« Bénédiction » en témoigne et aussi « les Phares » où il définit, en quatrains riches, le talent des grands peintres et des grands sculpteurs : pour lui, les artistes qui expriment les aigreurs de la vie, sont, non pas comme le voulait Hugo, des « mages » mais des phares témoins lumineux de l’éternelle misère.

Or, cet Art est au service d’une déesse lointaine énigmatique et sereine, angélique et satanique.
Pur ou impur, l’idéal de l’artiste arrache l’homme à sa nostalgie et lui promet les bénéfices du néant :


De Satan ou de Dieu, qu'importe ? Ange ou Sirène,
Qu'importe, si tu rends, - fée aux yeux de velours,
Rythme, parfum, lueur, ô mon unique reine ! -
L'univers moins hideux et les instants moins lourds ?
(Hymne à la beauté)

L’ivresse.

Baudelaire a exalté l’ivresse sous toutes ses formes !

Tous les vertiges sont bienfaisants, s’ils arrachent l’homme à l’amère reflexion de son destin.

Il s’abandonne à ses sensations, goûte un plaisir intense et raffiné, à écouter de la musique, à respirer des senteurs rares :

les parfums richesse infinie, ils évoquent un cortège d’images et le transportent dans des contrées lointaines où règne la volupté (Parfum exotique ; La Chevelure).

Il fait appel aux excitants ;
Exemple dans la Pipe, il prête au tabac un pouvoir berceur.

- Dans les poèmes consacrés au vin, il célèbre ce breuvage tantôt comme un tonique bienfaisant et tantôt comme un philtre magique.

- Dans Rêve parisien, il décrit les effets de l’opium qui le transporte dans un autre univers.

Le voyage.

Baudelaire a rêvé de partir pour des contrées lointaines.

Dans l’Étranger, il présente un énigmatique personnage qui ne se soucie ni de parents, ni d’amis, ni d’idéal mais se perd dans la contemplation des nuages.
Il compose, avec ses souvenirs de l’île Maurice, des paysages exotiques (La Vie antérieure) ou convie la femme aimée à l’accompagner dans une sorte de paradis terrestre (l’Invitation au Voyage) :


Jeune Mauresque dans un intérieur riche, Almée - 1853 (vision d'orient chez Baudelaire)

Mon enfant, ma soeur,
Songe à la douceur
D'aller là-bas vivre ensemble !
Aimer à loisir,
Aimer et mourir
Au pays qui te ressemble !
Les soleils mouillés
De ces ciels brouillés
Pour mon esprit ont les charmes
Si mystérieux
De tes traîtres yeux,
Brillant à travers leurs larmes.




La mort.

Mais le voyage est cruellement décevant, car l’homme traîne dans toutes les contrées la même misère.

Les voyageurs, partis à la recherche d’un chimérique Eldorado, rapportent des souvenirs variés mais aussi l’expérience d’une humanité impure et folle.

La Mort, suprême voyage, contient un espoir, car « au fond de l’inconnu » seulement, on peut penser « trouver du nouveau » (Le Voyage).

« N’importe où ! N’importe où ! Pourvu que ce soit hors du monde ! », s’écrie l’âme du poète dans un poème en prose ;
et dans un sonnet des Fleurs du Mal, l’idée d’une mort libératrice apparaît comme l’unique remède possible aux souffrances de la condition humaine :

C'est la Mort qui console, hélas ! et qui fait vivre ;
C'est le but de la vie, et c'est le seul espoir
Qui, comme un élixir, nous monte et nous enivre,
Et nous donne le coeur de marcher jusqu'au soir.


(La mort des pauvres)


Dernière édition par Pégase le Dim 24 Jan - 19:22, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Shinigami

avatar

Nombre de messages : 208

MessageSujet: Re: Les Fleurs du Mal, de Baudelaire. (Topic au propre)
Dim 24 Jan - 18:49

Le scandale des Fleurs du mal.



« Les attaques des journalistes attirent l'attention de la justice sur un certains nombre de poèmes, considérés comme, "un défi aux lois qui protègent la religion et la morale". Aux arguments de ceux qui incriminent quelques expressions ou passages jugés choquant, Baudelaire oppose le sens général de son œuvre : "Le livre doit être jugé dans son ensemble, et alors il en ressort une terrible moralité". C'est en vain qu'il fait intervenir ses amis, Théophile Gautier ou Prosper Mérimée. Barbey d'Aurevilly écrit un article qui fait l'éloge du livre, mais le journal refuse de publier. La police saisit les exemplaires des Fleurs du mal. »

En clair, lorsque le livre est sortit, la justice a trouvée que Baudelaire avait écrit des choses choquantes (par exemple : Montrant leurs seins pendants et leurs robes ouvertes. Cf. Don Juan aux enfers; vers 5.). Cependant, Baudelaire dit qu'un livre ne se qualifie pas qu'avec quelques vers mais par son ensemble.

Néanmoins, malgré ses efforts et ceux de ses amis, la police confisqua le bouquin. Vous voyez qu'à l'époque, un seul mot comme "seins" peut causer la censure d'un livre.



Le procès et la condamnation.



(illustration de Félix Bracquemond pour l’œuvre de Baudelaire)




« Le réquisitoire est prononcé par Ernest Pinard qui accuse la poésie de Baudelaire de manquer "au sens de la pudeur" et de multiplier "les peintures lascives (=impudiques)". L'avocat du poète plaide l'indépendance de l'artiste et la beauté de l'œuvre. Persuadé qu'il sera acquitté, Baudelaire est abasourdi quand tombe la sentence. En effet, le livre est condamné pour "délit d'outrage à la morale publique et aux bonnes mœurs", à cause de "passages ou expressions obscènes et immorales" (ex : « Les métamorphoses du vampire » v3 : Et pétrissant ses seins sur le fer de son busc). Baudelaire
et son éditeur doivent payer une amende et retirer six poème du livre. »



Le poète maudit


(Gustave Courbet, Baudelaire à sa table de travail.)



Le soir même du verdict, Baudelaire apparaît dans une brasserie parisienne en « toilette de guillotiné», portant une chemise sans col et les cheveux rasés. Il éprouve un profond sentiment de désarroi qui le marquera toute sa vie. La seconde édition lui permet d’ajouter de nouveaux poèmes au recueil, mais il se sent rejeté par la société. En 1949, la cour de cassation annule la condamnation des fleurs du mal, considérant que les poèmes ne contiennent rien d’obscène.
Revenir en haut Aller en bas
CYBER

avatar

Nombre de messages : 1044

MessageSujet: Re: Les Fleurs du Mal, de Baudelaire. (Topic au propre)
Mer 27 Jan - 20:23

Je complète les recherches sur la poète maudit, suite à la discussion avec Modo.


Du fait de se sentir rejeté, il inventera une forme de désespoir nouveau qui deviendra la source principale de sa création poétique : le spleen.
Aussi, le poème que nous allons étudier s'inscrit le tableau Spleen et Idéal et met en place le mythe du poète maudit à travers l'expression d'une violence profonde.

En effet, il fait de son poème une expression allégorique de sa douleur.

L'albatros est le deuxième poème des Fleurs du Mal et se situe dans la section Spleen et Idéal.

On peut y trouver l'un des thèmes fondamentaux de la poésie baudelairienne : l'évasion.
Ce poème n'est pas inclus dans la première version des Fleurs du Mal de 1857 mais a été rajouté en 1861 lorsque baudelaire tente de publier une nouvelle version de son oeuvre. Cependant, il est paru dans une revue et retouché à diverses reprises avant d'arriver à cette version.

Selon Baudelaire, la place du poète dans la société est comparée à un albatros : majestueux dans le ciel.
De même, le poète se situe au-dessus du commun des hommes pour ses poèmes, mais mêlé à la foule, il n'est rien et devient ridicule.
Baudelaire faisait ainsi partie de la génération des poètes maudits, c'est-à-dire non compris par les gens de son époque.


Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Le navire glissant sur les gouffres amers.

A peine les ont-ils déposés sur les planches,
Que ces rois de l'azur, maladroits et honteux,
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
Comme des avirons traîner à côté d'eux.

Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule !
Lui, naguère si beau, qu'il est comique et laid !
L'un agace son bec avec un brûle-gueule,
L'autre mime, en boitant, l'infirme qui volait !

Le Poète est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l'archer ;
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l'empêchent de marcher.
Revenir en haut Aller en bas
CYBER

avatar

Nombre de messages : 1044

MessageSujet: Re: Les Fleurs du Mal, de Baudelaire. (Topic au propre)
Mer 3 Fév - 23:20

Conclusion :
Pour conclure, Baudelaire opta donc pour :

- "Les Fleurs du mal"

D'après ce que nous avons pu mentionner au long de cet exposé, que pensez-vous des différentes formes de mal présentent en son être qu'il transcrit dans son écrit ?

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas

Les Fleurs du Mal, de Baudelaire. (Topic au propre)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
La Cafet' :: Index du forum :: Les mains tendues... :: Français :: Exposés-
Archivehost Synonymes Dico répétoscope Bonpatron Contacter la modération