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Roman 5ème B de Laruns

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DIANE

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MessageSujet: Roman 5ème B de Laruns
Jeu 12 Mai 2011 - 14:17


A Saint-Malo, au bord de la mer, en Petite-Bretagne, un immense château-fort, entouré de douves profondes, s'élevait au-dessus de la baie. Le pont-levis était toujours fermé et, derrière les créneaux, se cachaient les meilleurs archers du royaume, car un fabuleux trésor y était protégé. Plusieurs rois le convoitaient, mais aucun n'était parvenu à pénétrer dans cette forteresse inexpugnable. Cependant, le jeune roi Sean nourrissait l'espoir d'épouser la princesse Léna. Il était très riche, mais peu séduisant. En revanche, Léna était d'une beauté inégalable, avec ses longs cheveux blonds bouclés, tombant sur ses frêles épaules. Ses yeux, pareils à des saphirs, brillaient même dans la nuit. Tous les jeunes gens qui la croisaient en tombaient éperdument amoureux.
Dans la seigneurie, un vilain nommé Yann, fort beau, grand, svelte , intelligent et brave, était le seul à avoir les faveurs de la jeune fille. Tous les matins, quand il s'occupait des rosiers au bas de sa chambre, il pouvait l'apercevoir à sa fenêtre.
Ce jour-là, elle était vêtue d'une robe bleue. Lui, pendant qu'il coupait quelques roses, lui adressa un sourire rayonnant. Elle le lui renvoya. Mais à peine avait-il détourné son regard qu'elle avait disparu. Quelques minutes plus tard, elle apparut dans le jardin fleuri, une rose à la main, et, sans que ni les cailloux, ni les branches ne bruissent sous ses pas, la jeune fille aux cheveux dorés s'avança vers lui, les pommettes en feu, le sourire timide et sa main serrant la fleur rouge sang. On aurait dit qu'elle volait le long du chemin. Elle lui tendit la rose, qu'il prit en disant:
- C'est un honneur pour moi, Princesse, de vous voir en un jour si beau.
La rose n'avait quitté ni la main du jardinier, ni la sienne. Ils se contemplaient sans mot dire. Il comprit pourquoi, tous les matins, elle le scrutait silencieusement de son balcon. Elle venait de lui déclarer son amour et, à son tour, il lui tendit le beau bouquet odorant qui lui était destiné.
Soudain, un valet fit irruption. Le roi la convoquait séance tenante.
Elle se retrouva face à son père, étrangement excité. Il y eut un silence pesant, puis le roi s'avança vers sa fille et lui annonça:
- Ma chère fille, j'ai une grande nouvelle pour toi.
- De quoi s'agit-il, père?
- Je viens de te fiancer avec le roi Sean. Votre mariage sera célébré dans une semaine.
Choquée par la terrible nouvelle, elle se tut, réalisant ce qu'il venait de lui dire. Ses pensées se tournèrent immédiatement vers Yann. Comment pouvait-elle épouser Sean, elle n'avait aucune attirance pour ce personnage cupide, tandis que le beau jardinier occupait ses rêves les plus fous. Désespérée, elle se réfugia dans sa chambre, les larmes perlant au coin de ses yeux, et se jeta sur son lit.
Elle réfléchissait à la manière d'éviter ce drame. Soudain, elle sauta de sa couche et, ragaillardie, se précipita vers la salle du trône. Elle avait trouvé le moyen de ne pas se marier avec Sean.
- Père, j'aimerais que mon époux prouve sa vaillance lors d'un tournoi où n'importe qui pourra se mesurer à lui, et dont le vainqueur m'épousera.
Son père, d'abord surpris, puis pensif, accepta. Il sentait bien qu'elle était amoureuse d'un autre homme, mais il ignorait de qui.
Lorsque Sean apprit la nouvelle, il fut fou de rage. Il savait que Léna ne l'aimait pas. Il s'entraîna sans relâche pour la mêlée, travaillant son équilibre sur son destrier et sa maîtrise de l'épée.

Le jour du tournoi, dans la plaine, à l'aube, les concurrents s'entraînaient une dernière fois avant l'heure du combat. Sean aussi déterminé que sûr de lui, avait déjà revêtu sa cotte de mailles et son armure étincelantes et saisi son épée, après avoir mis son heaume. Imposant, il impressionna le jeune Yann, qui n'avait aucune pratique des armes, mais qui s'était exercé plusieurs heures par jour.
La joute allait commencer. Dans la tribune, à côté de son père, Léna, vêtue de voiles blancs, avait le coeur serré. Elle lâcha son mouchoir pour donner le signal du départ.
Sean, se battant comme un lion, d'estoc et de taille, l'emporta haut la main. Il n'éprouvait aucune fatigue et, lorsque vint le tour de Yann, un sourire malicieux se dessina sur son visage. Yann était mort de peur, mais, soudain, prenant son courage à deux mains, il s'avança sur la lice un moment, tomba à la renverse à la suite d'un violent coup de son adversaire. Les spectateurs crièrent d'effroi et la Princesse retint son souffle. Sean descendit de cheval, s'approchant d'un pas lourd du combattant, prêt à le tuer, quand celui-ci se leva d'un bond et pourfendit le roi, qui mourut aussitôt.
Léna se précipita vers son futur mari. Ils s'embrassèrent avec fougue et, le père, ému et abasourdi, pleura de bonheur pour eux.
Le mariage fut célébré en grande pompe. Tous les chevaliers du royaume y avaient été conviés, ainsi que tous les serfs alentour.
Le matin de la cérémonie, tout le monde était sur le qui-vive pour les derniers préparatifs. A la cuisine, on s'affairait, faisait mijoter des plats succulents, des sauces, des viandes grillées, et on confectionnait un énorme gâteau sucré au miel et recouvert d'amandes. De son côté, Léna revêtait sa robe de mariée en soie brodée, bordée de dentelle, aux teintes pastel, blanc, rose et bleu pâles, et à la coiffe haute couleur or. Autour du cou, elle portait le collier et les bracelets en pierreries de sa mère. Ses cheveux dorés, parsemés de fleurs blanches, on aurait dit un ange. Le teint rosé, le sourire épanoui sur ses lèvres écarlates, elle était ravissante et majestueuse à la fois. Yann ne l'était pas moins, dans son pourpoint et ses chausses pourpres.
Lorsque les mariés échangèrent leurs anneaux, un chant doux, mélodieux et envoûtant s'éleva dans la chapelle bondée. Et, au château, on ne vit jamais plus belle fête que ce jour-là.
La vie des nouveaux souverains, qui régnèrent dans la paix, fut une éternelle lune de miel avec leurs sept enfants.

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