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Raconter un événement historique

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Chimère



Nombre de messages : 466
Age : 18

MessageSujet: Raconter un événement historique
Mer 22 Mai - 17:41

Guerre 1914-1918, bataille de Verdun



Le 10 ou 11 août 1916, je ne sais plus trop, lors de la bataille de Verdun, la guerre faisait rage. Mon escadron et moi-même étions, et j'en suis fier, parmi les meilleurs de l'armée ! Il fallait que nous atteignons un tunnel et que nous le reprenions à environ 200m. Cet ordre m'avait été donné par le commandent, dont je ne sais plus le prénom, même s'il savait que nous aurions peu de chance d'y arriver. Nous en étions tous bien conscient. Nous allions partir lorsque, soudain, venu de l'épaisse brume, un obus éclata à une vingtaine de mètres ! J'étais hébété, mais j'avais survécu ! Cependant, j'étais sous le choc, recouvert de sang, ainsi qu'un de mes soldats. Les autres avaient soit le bras déchiquetés, soit la tête arrachée, moult os cassés, à ma grande stupeur. On pouvait voir les fractures, bien que les soldats fussent maculés de boue, de sang et que leur pactage était éventré.

Nous n'étions plus que deux dans mon escadron. J'allais appelé mon supérieur avec la radio, certes mal en point, mais qui fonctionnait encore. Il était indifférent à mon état et m'a ordonné d'aller prendre le tunnel coûte que coûte. Je regroupais les survivants d'autres équipes, et nous allions essayer de prendre cette position morbide. Nous avions commencé à avancer lorsque, à mon grand étonnement, je vis plusieurs silhouettes ! Je fis arrêter l'escadron puis, ordonnai de tirer. En fait, ce n'était que quelques arbustes de ce champ désolé. L'ennemi, ayant entendu la fusillade, se prépara à l'assaut.

Nous repartions plus au nord, lorsqu'ils nous prirent pour cible, d'est en ouest !




J'avais eu le temps de me mettre à couvert pour ne pas être tué. Je m'étais arrêté pour voir où nous étions. En fait, on se trouvait au niveau du tunnel, mais trop à l'est, là où se tenaient des hommes parmi les mitrailleuses, les véhicules, les chars, etc. A mon grand désarrois, je faisais signe au reste de l'équipe, du moins à ceux qui n'étaient pas déjà déchiquetés par les balles ou les grenades, de se repliaient. Nous avions commencé à reculer, tout en essayant de faire perdre à l'ennemi le maximum d'hommes.

Je voyais le moment où j'allais trépasser lorsque, miraculeusement, j'entendis un bruit sourd de plus en plus fort dans la brume. C'était des avions bombardiers alliés, pour notre plus grande jubilation ! Ils décimèrent en quelques secondes l'ennemi. Je voyais des hommes en feu à cause des bombes incendiaires, des bouts de membres volant de partout, les tanks explosaient. Cette vision indicible, je pense, que je ne pourrais jamais l'effacer de ma mémoire ! Elle y est gravée à tout jamais.


Dernière édition par Chimère le Jeu 6 Juin - 17:49, édité 1 fois
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Dédé



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Age : 18

MessageSujet: Re: Raconter un événement historique
Mer 22 Mai - 19:10

La Seconde Guerre mondiale en Allemagne.



Je me réveille dans une tranchée ouverte sur le ciel rosée du matin, avec des cadavres jonchants le sol et des survivants horriblement mutilés, qui subissent le martyr. C'est alors que je réalise que je suis vêtu comme eux, en uniforme nazi, tacheté de sang et de boue. Je regarde mon grade et je constate que je suis leur lieutenant Kimbrë du deuxième régiment d'infanterie équipe six.

Comme je suis leur chef, je pris les devants en leur criant :

"Que ceux qui sont en état de marcher et de combattre, qu'ils prennent leurs bagages et leurs armes pour aller au front !"

Nous étions 17 à partir au combat afin de servir notre patrie et notre "Führer", Hitler.

Nous avons marché deux jours, sans utiliser nos armes et lorsque nous les utilisions, c'était pour assassiner des Français partis en éclaireur. À la fin de notre semaine de marche pour le camp de la frontière franco-allemande, nous n'étions qu'une douzaine de soldats, car les autres étaient tués.

Par la suite, nous avons rejoint le camp établi par nos supérieurs pour y recevoir de nouveaux ordres. Le soir, nous sommes allés dormir pour notre dernière nuit de tranquillité sur terre. Malgré les blessés qui geignaient et les cadavre qui arrivaient par dizaine à l'infirmerie, mous avons pu dormir un peu.

Le lendemain nous partîmes vers le chaos, obligés de nous battre pour une Allemagne nouvelle. Je me bats comme le diable, essayent en vain de ne pas souffrir davantage.

Et puis, un jour, il fallait bien que cela arrive :

Un obus tomba et explosa à quelques mètres de moi ! Je décollai sous l'effet de l'explosion et j'atterris sur le sol meuble, en sentant peu à peu mes forces m'abandonner en même temps que mon sang. Je suis mort.
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Chevalier d'émeraude



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Age : 18

MessageSujet: Re: Raconter un événement historique
Mer 22 Mai - 19:16

Attentas du 11 septembre 2001



Le 11 septembre 2001, je marchais sur le trottoir bondé qui faisait face aux tours jumelles du World Trade Center. C'était plutôt calme, malgré la circulation importante. La foule était essentiellement composée d'hommes et de femmes d'affaires qui se bousculaient, il me semble qu'il y avait aussi de jeunes délinquants qui lançaient des quolibets aux passants. Les avions, paraissant minuscules vus d'en bas, volaient haut dans le ciel. Bleu, ce jour-là.

Soudain, l'un d'eux attire mon regard. Il vole bas, trop bas même. Il se dirige volontairement sur la tour située à ma gauche. Les passants s'arrêtent tous, sidérés par cette horrible vision! Certains, me semble-t-il, se frottaient les yeux, croyant sans doute à un cauchemar! La tension s'étend, comme une vague sur la grève, sur la foule. Et là, un impact : sec, franc, destructeur! avec une explosion assourdissante. L'avion vient de pénétrer dans la tour, au milieu des hurlements d’effroi des gens. Des morceaux de bétons et des débris de verre retombe comme grêle de feu un peu partout. Un accident, pensais-je à ce moment, c'est un accident! Cependant, après avoir pu aider quelques personnes, un deuxième avion s'abat sur la deuxième tour avec encore une explosion et encore des débris, plus gros encore cette fois. L'un d'eux touche soudain ma jambe. Une terrible douleur s'empare de celle-ci. Je vois un trou béant, cependant dans ma terreur, je ne sens pas.

Les gens, apeurés et épouventés, courent éperdus dans tout les sens : c'est un chaos total. Puis, dans un craquement redoutable, une des deux tours séffondre, tel un château de cartes. Un nuage de poussières, crée par le souffle de l'effondrement glisse dans les rues et ruelles. J'entends les pompiers qui nous ordonnent de nous coucher à terre ou de nous protéger derrière les voitures. Ensuite, la deuxième tour s'effondre à son tour dans un grand fracas.
Les commerces proches ont leurs vitrines explosées et les salles sont remplis de poussières et de gravas. Je me releve tant bien que mal pour porter secours aux blessés graves. Je n'étais pas seul. L'armée avait été déployée ainsi que les pompiers et des gens avertis par les médias.
Rapatrié en France, je me suis fait amputer la jambe car elle s'était infectée. Ce souvenir me hantera jusqu'à ma mort et j'espère, montrera que l'homme peut être un monstre. Dans cette attentat-suicide, j'ai appris que la vie ne tiens qu'à un fil et il suffit de l'abîmer pour que tout s'écroule...
By Chevalier d'émeraude
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Moto cross



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MessageSujet: Re: Raconter un événement historique
Mer 22 Mai - 19:39

L'invention de la pénicilline.

Ce matin-là en 1928 je me sens d'une humeur joyeuse : j'ai l'intention de découvrir quelque chose ! Je suis parti très tôt de chez moi et je suis arrivé un des premiers à l'Université. Il n'y avait que le Docteur Amexander Flening et moi. Vu que je suis arrivé l'un des premiers il m'a proposé de venir avec lui dans son laboratoire. En arrivant, il sort tous les ustensiles de sa machine et constate qu'un de ces bêcher n'était pas nettoyé. Je l'ouvre et vois une substance étrange. c'est de la moisissure, un champignon verdâtre. Il fait un test et voit dans le microscope que la substance réagit avec des bactéries. Je suis allé chercher une souris de laboratoire. On fait plusieurs tests pour voir si ça réagit à quoi que ce soit mais rien. Ensuite la souris se blesse et vois que la blessure réagit bien à ce produit. Je reproduis donc cela, mais avec des produits pour faire en masse et décide de contacté deux scientifiques, Florey et Chain. Ils la purifient pour ne pas qui ait des effets secondaires et ensuite décide de s'en servir pour soigner les militaires blessés et limiter les pertes humaines lors de la Seconde Guerre mondiale. Grâce à ces trois scientifiques, on a permis de soigner un grand nombre de personnes.
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Yachvili



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MessageSujet: Re: Raconter un événement historique
Jeu 23 Mai - 18:39

J'étais tranquillement à table avec ma famille, fêtant mon anniversaire, le 7 novembre 1940, je reçus un coup de fil de la base militaire. Au téléphone, le commandant Santat. Il me dit : «Nous avons besoin d'hommes pour la guerre». Il était donc trop tard pour que je raccroche. Le soir même, je prépare mes valises pour que le lendemain, très tôt, je pars. Il est 4h00, un camion militaire vient me chercher devant chez moi, le commandant ici présent me passe un sac ainsi qu'une arme et tout l'équipement.

Je suis parti. Nous sommes arrivés sur une plaine déserte où le commandant nous a crié : «C'est la guerre, les gars ! ». Nous sommes donc partis creusés des tranchées. Au bout d'un moment, le commandant fait l'appel, il crie : «Soldat Nutella ?», je réponds donc : «Présent !». Nous repartons creuser, je dégoulinais de transpiration, ça empestait là-dedans. On creusait et on creusait quand, tout à coup : «Booooum ! ! !» un obus avait atterri à 50 mètres de nous ! Á ce moment-là, j'ai compris que la guerre commençait. J'apercevais au loin les avions bombardiers qui arrivaient droit sur nous ! Je cours prendre mon sac, mon arme et un peu de nourriture et puis je pars rejoindre ma compagnie. La 7ème compagnie est au complet, on peut partir. On est dans les tranchées que nous avions creusées. On marche en entendant les Allemands qui criés, les avions

passaient au-dessus de nous en lâchant des obus. Au bout d'un moment, j'entends des voix. Ce n'est pas du français mais plutôt de l'allemand. Avec mon équipe, on a préparé un plan pour les achever. Je monte me placer à mon poste. Le signal est lancé, on attaque ! Les Allemands n'ont pas compris ce qui s'est passé. La 7ème compagnie m'a désigné pour ramener les quatre Allemands. Je les ramène donc au général, puis le général me dit :

«Bien, soldat ! Comment avez-vous fait ?

-On les a entendu parler, mon général, et on a mis en place un plan, mon général.

-Très bien soldat ! J'ai vu dans votre dossier que vous avez des enfants et une femme !

-Oui, mon général, j'y tiens comme à la prunelle de mes yeux.

-Je vais donc vous libérer ! Vous pouvez repartir chez vous, vos enfants ne sauraient souffrir votre absence plus longtemps.

-Merci, mon général ! Merci ! »

Je retrouve donc ma famille, et je pense à ce que le général va devenir !
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Roxy



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Age : 18

MessageSujet: Re: Raconter un événement historique
Sam 25 Mai - 14:59

Christophe Colomb et la découverte de l'Amérique.




Mon nom est Christophe Colomb. Je suis d'origine italienne et je suis navigateur au service de la reine d'Espagne, Isabelle de Castille. Je suis le premier homme de de mon époque à avoir traversé l'océan Atlantique. J'ai découvert un nouveau continent par hasard en cherchant une nouvelle voie maritime vers les Indes, en l’an mille quatre cents quatre-vingt-douze de notre ère. Mon périple a été laborieux du début jusqu'à la fin.

Tous les navigateurs de mon époque prennent la route Est pour aller vers les Indes, celle qui contourne l'Afrique. Néanmoins, je suis une personne ambitieuse. Je ne veux pas faire comme tout le monde. Alors, je décide de faire ma propre expédition maritime en mettant le cap sur l'Ouest pour atteindre l'orient. Avant même d’avoir commencé mon voyage sur les eaux, j'ai déjà des difficultés. La première est de trouver quelqu'un qui veut bien financer mon voyage. Je mets cinq ans à récolter mes fonds, cependant je trouve en la reine d'Espagne une alliée de taille. Elle a tout à gagner dans cette expédition, équiper trois bateaux n'est qu'une bagatelle pour elle, mais les gains potentiels à gagner sont considérables : des richesses, des voies commerciales, des terres...

La deuxième difficulté fut de trouver des personnes pour embarquer. Je finis par trouver quatre-vingt-sept hommes, des analphabètes, des soldats désœuvrés, des porchers, ainsi que des meurtriers qui ont tout à perdre en restant, car il n'y a plus de place pour eux dans la nouvelle Espagne. Avec ma horde de desperados, je quitte le port de Séville avec une caraque, la Santa María, qui est le plus grand navire, et évidemment le mien, et deux caravelles : la Pinta, qui est le navire, le plus rapide, et la Nina, qui est le navire le plus petit. Tout au long de mon voyage, j'écris mon journal de bord. Je promets à mon équipage et à la reine espagnole que la traversée ne durera que six semaines. Cependant, elle dure bien plus longtemps que prévu.


D'autres difficultés se sont installées : les conditions de navigations, comme le calme plat, les tempêtes, la chaleur. Les conditions de vie se dégradent également vite. Le moral est presque à zéro, ainsi que le physique. Nos forces se vident peu à peu à causes du manque de nourriture et de la non-diversité de nos plats. Les six semaines de mer initialement prévues, se sont finalement transformées en trois mois ! Mes hommes se plaignent de la longueur du voyage, qui parait insurmontable, toutefois je sais les réconforter. Je leur rappelle les profits qui les attendent prochainement et j'ajoute qu'il est vain de protester parce que je suis décidé à gagner les Indes et à poursuivre ce voyage jusqu'à destination avec l'aide de Dieu. Alors que tous les espoirs étaient nuls, le 12 octobre de l'an mille quatre cents quatre-vingt-douze, la vigie de la Pinta crie de toutes les forces qui lui restent : «Tierra !».

Quand nous sommes arrivés à proximité des côtes, je regarde l'horizon, je ne vois ni moutons, ni chèvres, ni aucun autre animal, mais ce que j'aperçois est aussi différent de notre monde que le jour l’est de la nuit. Les plantes, les rochers, tout ce qu'on voit est différent. Nous jetons l'ancre à quelques mètres de la plage et nous rejoignons le bord en barque. Je suis sûr, nous avons enfin atteint les Indes. Mes hommes sont épuisés. Néanmoins, ils sont reconnaissants d'avoir survécu à cet interminable périple. Ils sont fiers d'avoir trouvé des terres pour la couronne d'Espagne au nom de Dieu. Cependant, je ne comprends pas où sont les villes et les ports, les marchands ainsi que leur précieuse denrée. Je décide de nommer l'île où nous venons d'accoster « San Salvador » pour Dieu « notre sauveur ». Sur cette île nous rencontrons des hommes, des « Indiens » Ils sont totalement différents de nous, ils ne sont pas vêtus pareil et ils parlent une autre langue. Je rentre en Espagne en mille quatre cents quatre-vingt-treize. Isabelle de Castille attend de nos nouvelles depuis des mois. Je lui envoie une lettre en arrivant sur les terres espagnoles. Je lui parle de l’île, des terres et surtout de l'or en abondance, le principal objectif de l'expédition. Toute l'Europe décide de faire des expéditions là-bas. Grâce à moi, c’est le début des conquêtes européennes dans le Nouveau Monde.
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Nature



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MessageSujet: Re: Raconter un événement historique
Dim 26 Mai - 20:12

Loi contre les violences envers la femme


Ce matin, pour la première fois depuis longtemps, je me sentais sereine. Je savais qu’aujourd’hui mon supplice serait enfin terminée, alors je me suis levai difficilement de mon lit et me mirai dans le miroir. On pouvait voir sur mes bras, mes jambes, mon buste ; une infinité de bleus, de griffures, de cicatrices. Malgré ces stigmates je souris. Cela faisait un moment que je ne souriais plus, que je ne riais plus, que ma vie semblait n’avoir plus aucun but. Je me suis mise à marcher jusqu’à mon calendrier, la date d’aujourd’hui était entourée en rouge, nous étions le 9 juillet 2010. Ce jour, depuis bientôt deux mois, je l’attendais ! Cette promesse de loi, faite par l’Assemblée, m’avais permis de tenir debout jusqu’à cette date précise. Cette loi était pour moi le salut de cette désastreuse vie, elle portait sur l’interdiction de toutes violences sur la femme au sein d’un couple. Un an qu’ils prévoyaient de l’envisager, mais ce n’est qu’aujourd’hui qu’ils l’appliqueraient. Cela faisait bientôt 20 ans que j’étais mariée avec mon pire cauchemar, 20 ans que je me faisais battre. Tout a commencé le jour de mon 15e anniversaire. Étant née dans une famille peu fortunée, mon père m’avait mariée avec un homme fortuné qui, en échange de ma main, fournirait une pension à mes parents pour qu’ils puissent vivre correctement.  Notre mariage avait été conclu très promptement, c’était un homme certes plus âgé, mais il paraissait calme, affectueux et très aimant. Ce n’est que lors de notre voyage de noces que je compris que ce n’était pas le cas. La première nuit fut paisible, je suppose qu’il était trop exténuer pour abuser de moi, ce ne fut que la deuxième nuit que mon calvaire commença. Il entra dans la chambre tardivement et complétement saoul, j’en fus offusquée :

« Que faisiez-vous dehors à une heure aussi tardive ? demandai-je calmement.
- Ce ne sont pas tes affaires que je sache ?! balbutia-t-il, ivre.
- Si, j’étais toute seule ! ripostai-je
- Oh ! Ma pauvre femme aurait-elle peur que quelqu’un lui fasse du mal pendant notre voyage de noces ? Ironisa-t-il
- Bien sûr que non.
- La seule personne dont tu as à te méfier ici, c’est bien de moi ! »

A ces mots, il sauta sur moi et je me mis alors à me débattre et à crier. Il m’assena de nombreux coups dans le ventre, la poitrine, les bras et les jambes ! J’étais plus faible que lui, j’arrêtais de me débattre alors il finit par arrêter. Mon corps me faisait souffrir, je ne pouvais plus bouger, ni parler. Mes habits ainsi que les draps étaient maculés de mon sang. J’avais tellement mal ! Depuis ce jour-là tous les soirs, ce fut la même chose, la souffrance est toujours la même, mais la douleur était de moins en moins présente : on finit par s’y habituer. Alors oui, ce jour devait être marquée d’une pierre blanche, ce jour est une bénédiction pour toutes les femmes qui subissent ces souffrances ! Avec un élan d’espoir je repars dans ma chambre et je change les draps en sachant que ce serait la dernière fois que j’aurais à les changer. Je passai toute la matinée à faire du ménage et du rangement avec la musique au volume le plus élevée.

Je faisais la poussière quand la musique fut coupée pour laisser place à un flash info :

« Après de nombreuses heures de débats, l’Assemblée nationale a enfin décidé de mettre en place la loi contre les violences conjugales envers les femmes. »

Je ne pus réprimer un cri de joie qui me fit tomber à terre, et je me retrouvai au milieu de la poussière que je venais de ramasser, mais ça m’était égal. Pour une fois dans ma vie, j’étais libre, ravie et radieuse, car j’avais enfin ce que je désirais le plus au monde : j’avais tous mes droits, et je ne souffrirai plus jamais !
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