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Cahier de textes des 3emes 5 de Prades

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Capitaine Caaaaaaverne !
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MessageSujet: Re: Cahier de textes des 3emes 5 de Prades
Mar 15 Nov - 13:07

L'incipit d'un roman autobiographique : L'amant de Marguerite Duras



Un jour, j’étais âgée déjà, dans le hall d’un lieu public, un 
homme est venu vers moi. Il s’est fait connaître et il m’a dit : 
« Je vous connais depuis toujours. Tout le monde dit que vous 
étiez belle lorsque vous étiez jeune, je suis venu pour vous dire 
que pour Moi, je vous trouve plus belle maintenant que lorsque 
vous étiez jeune, j’aimais moins votre visage de jeune femme 
que celui que vous avez maintenant, dévasté. »
Je pense souvent à cette image que je suis seule à voir encore 
et dont je n’ai jamais parlé. Elle est toujours là dans le même 
silence, émerveillante. C’est entre toutes celle qui me plaît de 
moi-même, celle où je me reconnais, où je m’enchante.
Très vite dans ma vie il a été trop tard. À dix-huit ans il était 
déjà trop tard. Entre dix-huit ans et vingt-cinq ans mon visage 
est parti dans une direction imprévue. À dix-huit ans j’ai vieilli. 
Je ne sais pas si c’est tout le monde, je n’ai jamais demandé. 
Il me semble qu’on m’a parlé de cette poussée du temps qui 
vous frappe quelquefois alors qu’on traverse les âges les plus 
jeunes, les plus célébrés de la vie. Ce vieillissement a été brutal. 
Je l’ai vu gagner mes traits un à un, changer le rapport qu’il 
y avait entre eux, faire les yeux plus grands, le regard plus 
triste, la bouche plus définitive, marquer le front de cassures 
profondes. Au contraire d’en être effrayée j’ai vu s’opérer ce 
vieillissement de mon visage avec l’intérêt que j’aurais pris par 
exemple au déroulement d’une lecture. Je savais aussi que je ne 
me trompais pas, qu’un jour il se ralentirait et qu’il prendrait 
son cours normal. Les gens qui m’avaient connue à dix-sept 
ans lors de mon voyage en France ont été impressionnés quand 
ils m’ont revue, deux ans après, à dix-neuf ans. Ce visage-là, 
nouveau, je l’ai gardé. Il a été mon visage. Il a vieilli encore 
bien sûr, mais relativement moins qu’il n’aurait dû. J’ai un 
visage lacéré de rides sèches et profondes, à la peau cassée. Il 
ne s’est pas affaissé comme certains visages à traits fins, il a 
gardé les mêmes contours mais sa matière est détruite. J’ai un 
visage détruit.



Sur l'incipit de l'Amant Marguerite Duras.

Lecture "profil d'une oeuvre" (niveau Seconde)
http://www.profiletcie.com/pdf/profil/92332/comm.pdf

pour ceux qui veulent avor une idée d'un cours de Français en lycée

http://www.youtube.com/watch?v=6wReHs5SCOs

Résumé du livre (Wikipédia...)
Résumé[modifier | modifier le code]

Récit de son enfance et de son adolescence en Indochine française, ce roman aux traits autobiographiques est l'essai d'une analyse de soi-même. Le récit est marqué par deux événements majeurs : la traversée du Mékong pour aller à Saïgon où se trouve l'école de la jeune fille et son séjour là-bas. Pendant son séjour en Indochine, elle tombe amoureuse d'un riche Chinois et vit son premier amour. D'autres sujets qui se mélangent au récit de cette relation amoureuse sont les relations difficiles entre la jeune fille et sa mère, et avec son frère aîné que sa mère a toujours préféré. La rupture de la digue qui menace la maison de la famille près du Mékong est un autre événement important dans le récit. Mais le point capital du roman est l'amour fou entre la jeune fille de 15 ans et le Chinois de Colhen qui est deux fois plus âgé qu'elle. Son départ, pour retourner en France, clôt le livre avec sa vision de la voiture de l'amant qui la regarde partir sans qu'elle le voit.

L'Amant est un roman autobiographique français de Marguerite Duras publié en 1984 aux éditions de Minuit. Il valut à son auteur le prix Goncourt la même année et le prix Ritz-Paris-Hemingway (meilleur roman publié en anglais) en 1986

Comparer différents portraits de M. Duras
Le premier correspond à ses 15 ans.
Les autres...non.
https://www.google.fr/search?q=marguerite+duras&espv=210&es_sm=93&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ei=5cadUqCEE4Sn0QXnsoC4AQ&sqi=2&ved=0CAcQ_AUoAQ&biw=1280&bih=684

Et enfin pour la voir en vrai, dans une de ses derniéres interviews

http://www.ina.fr/video/I04258892

servez vous de toutes ces informations pour proposer des idées de commentaires sur le texte de l'incipit de l'Amant.

NB
Extrait du film tiré du livre. L'Amant de Jean Jacques Annaud, trés contesté, y compris par M.Duras elle-même. Il s'agit ici de la fin du roman.
http://www.youtube.com/watch?v=nz9kAZWi3fk

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MessageSujet: Re: Cahier de textes des 3emes 5 de Prades
Mar 15 Nov - 13:08

Analyse de l incipit en lycée


Elle démarque certes certains lieux communs de la rencontre amoureuse. Les deux 1ères phrases campent le décor d’une scène de rencontre canonique entre une femme et « un homme » et le franchissement de la distance (« est venu vers moi ») se double d’une enquête sur l’identité des protagonistes «il s’est fait connaître », »je vous connais ». L’hommage retranscrit au discours direct reprend ensuite les clichés de la déclaration d’amour. L’homme commence par protester, contre toute vraisemblance, du caractère absolu de son amour éternel, et la formule « je vous connais depuis toujours » reprend l’idée, vieille comme le monde, de la reconnaissance du cœur. Il lui adresse ensuite le + beau des compliments qu’on puisse faire à une femme « âgée », en insistant, par un double paradoxe et avec la force des timides, sur la sincérité de son aveu : « je suis venu pour vous dire que pour moi vous trouve plus belle maintenant que lorsque vous étiez jeune ». La reprise des verbes en écho tisse un lien entre cette déclaration de l’inconnu et le récit de la narratrice : « est venu »/ « je suis venu » ; »il m’a dit »/ »pour vous dire ».
Nous savons par la biographie que la scène est authentique : dans un entretien ultérieurement accordé, Marguerite Duras ne fait mystère ni du lieu où se déroule la scène, la maison de la radio, ni de l’identité de son interlocuteur, un des frères Prévert. Mais dans son roman, la narratrice préfère laisser le cadre spatio-temporel dans le flou et son complimenteur dans l’anonymat : un même article indéfini actualise les notations spatio-temporelles (« un jour », » dans le hall d’un lieu public ») et l’interlocuteur. Ainsi la scène reste-t-elle une anecdote.
C’est que l’important n’est pas dans la rencontre, effectivement anecdotique et par conséquent juste esquissée, mais dans le compliment, paradoxal et à ce titre amplement rapporté le visage « dévasté » de la femme âgée et dont Marguerite Duras dira quelques § + loin qu’il est ravagé par l’alcool, est + beau que le beau visage jadis unanimement célébré de la jeune femme qu’elle a été. Le balancement binaire et la double comparaison soulignent l’anticonformisme d’un point de vue qui va à l’encontre de l’opinion (« tout le monde ») et qui inverse les critères d’appréciation habituels, ce qui rentre dans la logique de l’œuvre durassienne.
Pourtant aucune réponse ne vient expliciter cette approbation. La solution de continuité et l’évocation enchanté de l’image de la jeunesse passée vient même récuser implicitement la préséance de la réalité présente sur la représentation surgie du passée . C’est que cette « image » reprise au § 4 entraîne dans son sillage le récit de la rencontre avec un autre homme : L’Amant du titre ou celui de la Chine du Nord, selon le titre d’un autre récit ultérieur, + fictionnalisé et qui marquera le retour au régime de la fiction. Cette 2èmerencontre sera en fait chronologiquement et sur le plan narratif la 1ère et la principale : ébauchée p 25, elle sera reprise et contée p 45 et si elle épousera le même schéma narratif que l’incipit qui lui sert d’embrayeur (temps, lieu, personnages, franchissement de la distance, échange d’identité, compliment sur la beauté), elle sera l’événement majeur de l’histoire. Aussi la rencontre de l’incipit prépare-t-elle celle de l’amant et dispose-t-elle le lecteur à lire un roman d’amour, tout en invitant la narratrice à porter sur soi un regard qui déclenche l’introspection rétrospective qui caractérise l’autobiographie.


  1. Cette introspection passe par l’entrelacement de deux autoportraits : l’évocation, à la fois familière et étrange, du visage « détruit » et celle, allusive et fantasmée , de « l’image » « émerveillante ».



Les § 1 et 3 se concentrent sur le visage actuel de la narratrice, alors septuagénaireL’accent est mis sur le « vieillissement «  paradoxal et prématuré des traits de ce visage. Le verbe « vieillir », employé deux fois, est relayé par l’utilisation, à deux reprises, du nom « vieillissement ». Sobre, la phrase « à 18 ans j’ai vieilli » est brutale dans son énoncé paradoxal. L’on note aussi une contradiction entre l’énoncé de la fracture, mimétique jusque dans la structure minimaliste de la phrase « ce vieillissement a été brutal », et l’observation minutieuse du processus d’altération des traits : «je l’ai vu gagner mes traits un à un, changer le rapport qu’il y avait entre eux, faire les yeux + grands, le regard + triste, la bouche + définitive, marquer le front de cassures profondes ». Ce nom de « cassures », repris dans le groupe nominal « peau cassée, les verbes « dévasté », »lacéré » et la chute du § 3 sur une phrase couperet qui reprend le dernier mot de la phrase précédente (« j’ai le visage détruit » ) indiquent que la narratrice interprète le vieillissement comme une destruction. Aussi met-elle l’accent sur l’aliénation presque fantastique du moi par le visage. Dures, les phrases à la 1ère personne sonnent comme un condamnation sans appel ou elles sont saturées de termes de connotation péjorative (« j’ai un visage lacéré de rides sèches et profondes, à la peau cassée »), quand les verbes de perception ou d’intellection n’alternent pas avec des verbes de métamorphose dont les sujets réels sont les traits du visage : « je l’ai vu » et « j’ai vu » ouvrent une énumération en gradation inverse avant de déboucher sur une métaphore qui conjure le sentiment d’étrange familiarité : « j’ai vu s’opérer ce vieillissement de mon visage avec l’intérêt que j’aurais pris par exemple au déroulement d’une lecture ». Ce dédoublement se matérialise par l’emploi de marques de 3ème personne : d’abord la narratrice confronte son expérience à celle des autres et cela lui permet de modaliser l’énoncé d’une métaphore tout à la fois botanique, médicale, criminelle et volcanique proprement fantastique (« Je ne sais pas si c’est tout le monde…Il me semble qu’on m’a parlé de cette poussée du temps qui vous frappe ») ; puis elle médiatise son jugement par le regard d’autrui, argument d’autorité qui confirme en la dramatisant, la sanction de la transmutation : » les gens qui m’avait connue…ont été impressionné quand ils m’ont revue ». Enfin et surtout le visage prend son autonomie dans les dernières phrases où, représenté par le pronom « il », il devient sujet de phrases fantastiques : « il est parti «, « il a été mon visage », « il ne s’est pas affaissé comme certains visages à traits fins, il a gardé les mêmes contours, mais sa matière est détruite ». Ce visage semble alors être une  simple surface anatomique, que l’écriture ne peut que décrire, qu’elle présente comme quelque chose d’étranger au sujet, dont elle dénie toute signification autre que constative. La métaphore de la lecture est à cet égard significative : » j’ai vu s’opérer ce vieillissement de mon visage avec l’intérêt que j’aurais pris par exemple au déroulement d’une lecture ».Elle traduit la manière dont le visage se transforme en page blanche sur laquelle s’écrivent les signes du temps.
A ce « visage » ravagé et reconnaissable entre tous du seul fait de la notoriété de la personne s’oppose , dans les § 2 et 4 , par tout un jeu d’antithèses, « l’image » sublimée et inexistante de soi à l’âge de 15 ans1/2 . A la notoriété consacrée par l’hommage de l’inconnu du § 1 s’oppose le secret d’une « image que je suis seule à voir encore et dont je n’ai jamais parlé. Ce secret, corroboré par le « silence » qui le protège et que brisera le récit annoncé au § 4 par une adresse au lecteur également marquée au coin de l’oralité (« Que je vous dise encore ») , contraste avec la rumeur qui entoure le vieillissement prématuré du visage de la jeune femme, puis de l’écrivain défrayant la chronique. L’expression « elle est toujours-là » confère paradoxalement + de présence et + de consistance au phantasme d’où naît L’Amant qu’au visage matériel et pourtant « parti », « détruit », »dévasté » comme un paysage désolé. Le présent de l’écriture « je pense souvent », corroboré au § 1 par l’adverbe « maintenant » prend valeur de présent intemporel, indéfiniment actuel et s’oppose aux passés du § 1: »c’est entre toutes celle qui me plaît de moi-même, celle où je me reconnais, où je m’enchante ». Le rythme ternaire, le registre lyrique, l’emploi de verbes pronominaux réfléchis redoublés par un pronom tonique de 1ère personne du sg et le vocabulaire du merveilleux tranchent sur le débit haché des énoncés à la troisième personne où le registre fantastique traduisait l’aliénation d’une mort perpétuée. Contrairement au visage, cette image qui engendrera le roman n’est encore pas décrite faute de support matériel. Elle inclut l’ensemble du corps de l’adolescente, dont le désir coïncide dans le § 4 avec le paysage et dont l’image de la robe de soie grège, du chapeau d’homme , des talons hauts viendra peu à peu combler le vide. Le récit commence donc paradoxalement : l’image interne et écrite prime la photographie matérielle et visualisable et le témoignage d’autrui parce qu’elle est + vraie, + proche d’une vérité profonde du moi intime qu’est incapable de saisir le cliché photographique.


  1. L’enjeu du projet autobiographique est donc moins de se peindre que se représenter à mi-chemin du phantasme et de la réalité, dans cette zone de fracture où le moi s’est constitué en se perdant, dans ce creuset d’où l’écriture du présent est né.



Pour remonter aux origines de la personnalité, il faut délimiter la zone de fracture dans laquelle la métamorphose physique s’est produite, l’image devenant « visage » : « entre 18 et 25 ans ». Souvent cité par Marguerite Duras comme le seul âge de la vie, « 18 ans » est un âge charnière : »à 18 ans j’ai vieilli » ; « les gens qui m’avaient connue à 17 ans…ont été impressionnés quand ils m’ont venue, 2 ans après, à 19 ans »[url=#sdfootnote1sym][sup]1[/url][/sup]. Prise en étau entre 2 notations de temps ou entre 2 locutions adverbiales parallèles, la place laissée à la vie est réduite à la portion congrue : »très vite dans ma vie il a été trop tard ». Là comme ailleurs, le recours à des tournures impersonnelles renforce le sentiment de dépossession : la 1èrepersonne ne s’affirme + que de manière partielle, dans les adjectifs possessifs « ma vie » ou « mon visage ». L’accumulation des notations de temps et les connotations tragiques de « trop tard » comme le martèlement du rythme (2/2/4/2) traduisent le caractère inexorable du destin. La métaphore filée du départ (« mon visage est parti dans une direction imprévue ») anticipe sur la scène finale, où l’on voit le bateau s’arracher au port et, emporté par la courbure de la terre, « lentement sombrer ». Un processus incontrôlable s’est mis en branle : son caractère irrationnel, accentué par l’anaphore, est rendu par l’opposition entre la jeunesse et la vieillesse qui reprend de façon + concrète l’antithèse adverbiale « très vite »/ « trop tard » et par l’expression de la fatalité prématurée : « déjà trop tard ». Le masque tragique se compose. Ecrire consistera à compenser la perte, à transformer la dé-figuration mortifère en re-figuration lumineuse par la magie du verbe. Chez Marguerite Duras, l’écriture est anti-destin.
L’emploi de ce mot « image » a en effet aussi une signification temporelle et narrative. Rompant avec la forme traditionnelle du récit autobiographique qui repose sur une distinction entre le temps de l’histoire et le temps du récit et qui déroule généralement le fil de la chronologie, Marguerite Duras ne tente pas de reconstruire l’histoire d’une vie : elle saisit une image globale du moi. Aussi la spontanéité de sa démarche narrative, traduite par la disjonction des § et la dispersion temporelle va-t-elle de pair avec l’instantanéité de l’image qui la motive. Par son mode de composition, le récit imbrique 2 images de soi à des âges différents, jouant des contrastes et des télescopages pour montrer que le temps intime est un temps de vie mixte et atemporel qui les inclut tous les deux.

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MessageSujet: Re: Cahier de textes des 3emes 5 de Prades
Mar 15 Nov - 13:09

Les vrilles de la vigne. Colette 

J’appartiens à un pays que j’ai quitté. Tu ne peux empêcher qu’à cette heure s’y épanouisse au soleil toute une chevelure embaumée de forêts. Rien ne peut empêcher qu’à cette heure l’herbe profonde y noie le pied des arbres, d’un vert délicieux et apaisant dont mon âme a soif… Viens, toi qui l’ignores, viens que je te dise tout bas le parfum des bois de mon pays égale la fraise et la rose ! Tu jurerais, quand les taillis de ronces y sont en fleurs, qu’un fruit mûrit on ne sait où, – là-bas, ici, tout près, – un fruit insaisissable qu’on aspire en ouvrant les narines. Tu jurerais, quand l’automne pénètre et meurtrit les feuillages tombés, qu’une pomme trop mûre vient de choir, et tu la cherches et tu la flaires, ici, là-bas, tout près…
 
Et si tu passais, en juin, entre les prairies fauchées, à l’heure où la lune ruisselle sur les meules rondes qui sont les dunes de mon pays, tu sentirais, à leur parfum, s’ouvrir ton cœur. Tu fermerais les yeux, avec cette fierté grave dont tu voiles ta volupté, et tu laisserais tomber ta tête, avec un muet soupir…
 
Et si tu arrivais, un jour d’été, dans mon pays, au fond d’un jardin que je connais, un jardin noir de verdure et sans fleurs, si tu regardais bleuir, au lointain, une montagne ronde où les cailloux, les papillons et les chardons se teignent du même azur mauve et poussiéreux, tu m’oublierais, et tu t’assoirais là, pour n’en plus bouger jusqu’au terme de ta vie.
 
Il y a encore, dans mon pays, une vallée étroite comme un berceau où, le soir, s’étire et flotte un fil de brouillard, un brouillard ténu, blanc, vivant, un gracieux spectre de brume couché sur l’air humide… Animé d’un lent mouvement d’onde, il se fond en lui-même et se fait tour à tour nuage, femme endormie, serpent langoureux, cheval à cou de chimère… Si tu restes trop tard penché vers lui sur l’étroite vallée, à boire l’air glacé qui porte ce brouillard vivant comme une âme, un frisson te saisira, et toute la nuit tes songes seront fous…
 
Écoute encore, donne tes mains dans les miennes : si tu suivais, dans mon pays, un petit chemin que je connais, jaune et bordé de digitales d’un rose brûlant, tu croirais gravir le sentier enchanté qui mène hors de la vie… Le chant bondissant des frelons fourrés de velours t’y entraîne et bat à tes oreilles comme le sang même de ton cœur, jusqu’à la forêt, là-haut, où finit le monde…

 COLETTE : Extrait des Vrilles de la Vigne (jour gris) : J'appartiens à un pays que j'ai quitté.

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MessageSujet: Re: Cahier de textes des 3emes 5 de Prades
Mar 15 Nov - 13:10

Sur Colette


http://www.filmsdocumentaires.com/films/1745-j-appartiens-a-un-pays-que-j-ai-quitte

http://www.filmsdocumentaires.com/films/1287-colette




I- Un discours amoureux : Le « je » essaie de faire partager au « tu » l’amour qu’elle porte au pays de son enfance : 


1- Etablir le lien entre le « je » et le « tu » et d’agir sur le « tu » - . possessifs : « mon » / « tes » ; « les miennes » repères spatio-temporels en rapport avec le moment de l’énonciation : « ici » ; « à cette heure » - impératifs : « viens », « écoute », « donne »  ont pour fonction d’entraîner le « tu » vers ce pays
 2. Une description subjective - Exploration du paysage e « forêts », « bois », prairies », « un jardin », « une montagne », une vallée », « une forêt »  à travers les saisons : printemps (l.1 à l.7), été (l.8 à l.14), automne (hiver ?) (l.15 à l.20), été (l.21à l.25) Cette descript  paraît se construire au fil des réminiscences du « je »  le jeu des sens : la vue : permet d’embrasser l’ensemble du cadre


3.Utilisation des 5 sens la vuejeux de lumière : « au soleil », « à l’heure où la lune ruisselle », « le soir » ; jeux de couleurs : « soleil, fraise, et rose, vert, verdure, noir, bleuir, azur, mauve, blanc, jaune, rose brûlant » ; l’odorat  : « embaumée, parfum, fraise et rose, narines, flaires, sentirais, parfum, humide » ; l’ouïe : choir, muet soupir, chant, bat à tes oreilles » ; le toucher : « fruit insaisissable, humide, air glacé, frisson, trop mûre ; le goût : délicieux, fraise, trop mûre, boire, glacé » → le « je » sollicite tous les sens pour évoquer ce pays d’enfance.


 4 Le lexique et les images (compar., personnif. métaphores) de la femme : « délicieux, rondes, gracieux, vivant / chevelure embaumée de forêts, femme endormie, serpent langoureux (= la tentation)  Le pays est décrit comme le corps métaphorique de la femme : « chevelure, meules rondes, jardin noir de verdure, , montagne ronde, vallée étroite/ étroite vallée, petit chemin bordé de digitales d’un rose brûlant, fourrés de velours » : stratégie efficace pour faire aimer un pays que d’en parler comme d’un femme : jeu de séduction 
 
 
Le « chant bondissant » permet une sorte de jeu de piste:
(l.23) : - les répétitions : « là-bas, ici, tout près / ici, là-bas, tout près» ; « tu ne peux empêcher / rien ne peut empêcher » ; « tu jurerais / tu jurerais », « que je connais / que je connais » ; meules rondes / montagne ronde » ; « vallée étroite / étroite vallée » ; « mon âme / mon âme » 

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MessageSujet: Re: Cahier de textes des 3emes 5 de Prades
Mar 15 Nov - 13:11



Vocabulaire du souvenir

http://exercice…490385

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MessageSujet: Re: Cahier de textes des 3emes 5 de Prades
Mar 15 Nov - 13:12

les souvenirs émergent, on plonge dans ses souvenirs.
Donc on doit pouvoir mélanger les champs lexicaux de l'eau, la mer et celui des souvenirs;
A vous de jouer...  

L'eau

à fleur d'eau
le cristal de l'eau
au fil de l'eau = Progressivement, au fur et à mesure
à vau l'eau = à la dérive= en déroute= aller à sa perte
un filet d'eau -une source - un torrent -une cascade
un océan
une gouttelette
la rosée du matin
affleurer- sourdre
bouillonner- inonder- submerger
eaux dormantes
se méfier de l'eau qui dort

la mer


le brasillement/ brasiller 
= scintiller sur la mer par la réflexion de la lumière  de la lune ou du soleil.
au large
le flux et le reflux : mouvement de la mer
le ressac =retour violent des vagues contre un obstacle, un rocher ou une falaise
les embruns:Poussière d'eau enlevée par le vent à la crête des vagues ou formée par les vagues qui se brisent. 
La houle: mouvement d'ondulation plus ou moins fort de la mer
l'écume :Mousse blanche formée à la surface de la mer par l'agitation des vagues
la crête des vagues
un raz de marée
sable-rocher-falaise-dune
monter-descendre-se retirer-se briser-
moutonner ( quand l'écume blanche se forme sur la crête des vagues, on dit que la mer moutonne)
déferler/ une déferlante= Venir se briser en roulant, en écumant, en parlant des vagues : Un surfeur  prend la vague au moment où elle déferle.
Se répandre avec impétuosité (rapidement et avec force), en parlant d'une foule, d'un phénomène : Les applaudissements/ les critiques déferlèrent.
.

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MessageSujet: Re: Cahier de textes des 3emes 5 de Prades
Mar 15 Nov - 13:12



dans le dictionnaire analogique faire une recherche et une sélection de mot sur les thémes de la peur, souffrance, danger,angoisse...
Un souvenir peut aussi être malheureux... et déchainer une tempête sous un crâne.

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MessageSujet: Re: Cahier de textes des 3emes 5 de Prades
Mar 15 Nov - 13:13

Complainte amoureuse
Alphonse Allais

Repérer les temps verbaux utilisés



Oui dès l'instant que je vous vis
Beauté féroce, vous me plûtes
De l'amour qu'en vos yeux je pris
Sur-le-champ vous vous aperçûtes
Mais de quel air froid vous reçûtes
Tous les soins que pour vous je pris !
Combien de soupirs je rendis !
De quelle cruauté vous fûtes !
Et quel profond dédain vous eûtes
Pour les voeux que je vous offris !
En vain, je priai, je gémis,
Dans votre dureté vous sûtes
Mépriser tout ce que je fis;
Même un jour je vous écrivis
Un billet tendre que vous lûtes
Et je ne sais comment vous pûtes,
De sang-froid voir ce que je mis.
Ah ! Fallait-il que je vous visse             
Fallait-il que vous me plussiez
Qu'ingénument je vous le disse
Qu'avec orgueil vous vous tussiez
Fallait-il que je vous aimasse
Que vous me désespérassiez            
Et qu'enfin je m'opiniâtrasse
Et que je vous idolâtrasse
Pour que vous m'assassinassiez

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MessageSujet: Re: Cahier de textes des 3emes 5 de Prades
Mar 15 Nov - 18:30

http://www.etudes-litteraires.com/chateaubriand-memoires-outre-tombe.php


Chateaubriand
Mémoires d'outre tombe
1811


Ce texte est l'exemple même d'un texte autobiographique parce que l'auteur est aussi le narrateur et le personnage (point de vue interne) . Le récit est écrit à la première personne du singulier et utilise les temps du passé (imparfait,passé simple). Chateaubriand
raconte sa naissance à Saint-Malo," dans une ruelle sombre et étroite qu'on appelait la rue des Juifs"Il évoque cet épisode de sa vie comme un évènement sombre et noir, utilisant à foison le champs lexical de la tristesse "ma mère m'infligeant la vie " "quand je suis né, j'étais presque mort" (figure de l'oxymore), "un nom que je trainais dans le malheur". De surcroît, le jour de sa naissance est associé à une immense tempête " des bourrasque de vents", "les vagues s'écrasasient sur les écueils", " le mugissement des vagues".  Il évoque cette naissance atypique comme un mauvais présage."mon berceau à l'image de ma destinée."

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Dernière édition par Capitaine Caaaaaaverne ! le Lun 21 Nov - 14:36, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Cahier de textes des 3emes 5 de Prades
Mar 15 Nov - 20:51


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MessageSujet: Re: Cahier de textes des 3emes 5 de Prades
Lun 21 Nov - 11:44

La pistolétade 
Hervé Bazin
Vipère au poing

Dans ce monologue intérieur, on peut ressentir avec quelle force Jean déteste sa mère. Ce défi de la « pistolétade » est l'occasion pour Jean d'exprimer avec violence toute sa haine.





 Défi Haine ou violence des sentiments
 
 
Le jeu des pronoms de 1ère et 2ème pers. révèle qui sont les « adversaires » et qui domine l'autre.
La pistolétade possible si tenue irréprochable (adverbes modalisateurs : « terriblement » l.11, « infiniment » l.24)
Répétition du verbe « fixer », progression du sens avec emploi de l'adverbe « éperdument » (l.13) puis de la négation restrictive « ne ... que » (l.13-14)
Emploi du niveau de langue familier
Comparaison avec la mort d'une vipère
Emphase, répétition du participe présent « serrant » (l.45-46)
Futur simple : « Moi, je ne baisserai pas les yeux. » (l.32)
Anaphore : « Par les yeux, je te crache... » (l.50-51)
 
Emploi de l'adverbe « éperdument » (l.13) (d'une manière très violente, très passionnée)
Discours direct pour déclarer son « non-amour » et dresser un portrait péjoratif
Antiphrases : « ma tendre mère » (l.9), « Folcoche de mon cœur » (l.50) servent une ironie mordante.
Opposition et incompréhension : « Je te parle et tu ne m'entends pas » (l.14)
Emploi du niveau de langue familier : la violence des mots : « moche » (l.26), « crève » (l.46) correspond à la violence des sentiments.
Volonté d'étrangler du regard sa mère comme il a étranglé la vipère
Phrases exclamatives : «Et si tu savais comme je ne t'aime pas ! » (l.27-28)
Emphase et forme négative : « Moi, je ne t'aime pas. » (l.30)
Anaphore : « Je te crache... » (l.50-51)

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MessageSujet: Re: Cahier de textes des 3emes 5 de Prades
Mar 22 Nov - 13:05

Fiche méthodologie
Reconnaitre le principales figures de style


Fiche méthode à recopier et à retenir

Allégorie : Elle représente une idée générale ou abstraite de façon concrète.
La Mort est généralement représentée par une faucheuse.

Allitération : répétition de consonnes. Ces serpents qui sifflent sur nos têtes.

Anaphore : Elle désigne la répétition d'un mot ou d'une expression en tête de phrase, de proposition ou de vers.
Rome, l'unique objet de mon ressentiment!
Rome, à qui vient ton bras d'immoler mon amant! 
Rome, qui t'a vu naître et que ton cœur adore ! Rome enfin que je hais parce qu'elle t’honore ! (Corneille)
Antiphrase : Elle suggère par ironie le contraire de ce qui est explicitement dit.
Vous avez fait du beau travail peut signifier que ce travail a été mal fait.

Antithèse : Elle met deux antonymes en relation logique. L'effet produit est l'opposition vigoureuse de deux idées ou de deux termes :
Vous croyez avoir la force et l'impunité, Moi, je crois avoir la vérité et l'innocence. (Pascal)

Apostrophe : Elle regroupe le ou les mots par lesquels le locuteur interpelle le destinataire de l'énoncé :
Que deviendrez-vous donc, ô hommes qui cherchez quelle est votre condition véritable par votre raison naturelle ? (Pascal)
Assonance : répétition de voyelles. Le jour coule toujours.
Chiasme : II croise des termes mis en opposition ou en parallèle (A-B/B-A) et renforce l'idée ainsi exprimée :
II faut manger pour vivre et non pas vivre pour manger. Il y a de l'Urgo dans l'air, il y a de l'air dans Urgo.
Comparaison : Elle établit un rapport de ressemblance entre deux éléments, nommés comparant et comparé, à l'aide d'un outil comparatif (comme, ainsi que, semblable à, pareil, ressembler...) :
Le soleil est semblable à de l'or.
le mot « soleil » est le comparé; le mot « or » est le comparant.

Euphémisme : II établit une atténuation :
Je lui ai chatouillé les côtes. = Je l'ai assassiné. Une très longue maladie = le cancer.

Gradation : Elle compose une succession de mots ou d'idées de sens proche, rangés dans un ordre croissant d'intensité : (crescendo ou descrescendo)
Va, cours, vole et nous venge ! (Corneille)

Hyperbole
 : Elle regroupe toutes les exagérations : Verser un torrent de larmes.
Litote : Elle dit moins pour faire entendre plus : Ce n'est pas mal. = C'est bien.
Métaphore : La métaphore est une figure d'analogie. Elle n'explicite pas les points communs aux deux réalités cachées. II faut donc rechercher les raisons du rapprochement, en particulier dans les connotations.
Le comparé et le comparant sont identifiés l'un à l'autre ; parfois le comparé disparaît complètement :
Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe... 
« L'or du soir » est le comparant ; Victor Hugo désigne le couchant sans le nommer.
La métaphore filée est une métaphore reprise au long d'une phrase ou d'un texte :
Des troupeaux d'autobus mugissants près de moi roulent (Apollinaire)

Métonymie : Elle remplace un terme A par un terme B désignant un objet régulièrement associé à A dans la vie courante. Le mot sceptre est souvent employé pour désigner le pouvoir royal; un bleu pour désigner un vêtement de travail ; le bureau pour désigner le lieu de travail.

Oxymore : C’est une antithèse mais les deux termes opposés sont collés. Clair-obscur, aigre-doux
Périphrase : Elle remplace un terme par une expression plus développée qui le définit : les hôtes de ces bois pour parler des animaux; la cité phocéenne pour désigner Marseille; la marionnette au long nez pour Pinocchio. Une périphrase rabâchée peut s'user; elle devient un cliché (un stéréotype).
Personnification : Elle attribue à une chose ou à un être non humain des sentiments ou des comportements humains : La forêt gémit sous le vent.

Question oratoire : Elle est de forme interrogative mais la réponse est donnée dans la question par le locuteur lui-même : Qui dispense la réputation ? qui donne !e respect et la vénération aux personnes sinon cette faculté imaginante ?(Pascal)



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MessageSujet: Re: Cahier de textes des 3emes 5 de Prades
Mar 22 Nov - 13:07

rappel   


Les classes de mots


On dit aussi classes ou catégories grammaticales ou plus simplement nature des mots :
Les mots de la langue française sont répartis en 10 classes: 5 regroupent les mots variables (s'accordent en genre et en nombres), 5 les mots invariables (ne s'accordent jamais).
Ces classes sont elles-mêmes divisées en sous-classes.
Dans la plupart des cas, la nature d'un mot reste toujours la même.



LES MOTS VARIABLES

Le Nom : 

nom commun : 

Ex : livre, table, bois…

Le Déterminant :

Il précède le nom pour former un groupe nominal et s’accorde avec lui . Il en existe de nombreuses sortes.

- article défini : le, la, les, l’

article indéfini : un, une, des…

article partitif : du, de la , au…

déterminant indéfini : quelques, certains,plusieurs…ex: certains élèves ne participent jamais en cours 

déterminant numéral : un, deux,trois... (cardinal)

déterminant interrogatif : quel, quelle…ex: Quel biscuit veux-tu?

déterminant exclamatif : quel, quelle… ex Quel beau garçon !

déterminant possessif : mon, ton, ses, leur…

déterminant démonstratif : ce, cette, cet, ces…


Le Pronom :

Il remplace un nom ou une groupe ou désigne des interlocuteurs.

- personnel : vous, moi, je, il…

- relatif : qui, que, dont,lequel,auquel…

- indéfini : quelques-uns, certains…ex: Certains ont encore oublié leur manuel... 

interrogatif : lesquelles, qui… Qui as tu rencontré ce matin?

- possessif : la mienne, les tiens…

démonstratif : celui-ci, cela…



L'adjectif qualificatif :

Il caractérise le nom et s’accorde en genre et en nombre avec lui.

Ex : un être minuscule, des chemins compliqués, des cheveux soyeux, une voiture blanche,des élèves bavards 

Le Verbe :
Il indique un état ou une action. Il se conjugue et varie en personne, nombre, temps et mode.

- les auxiliaires : être, avoir
- les verbes du 1er groupe : passer, manger…
- les verbes du 2ème groupe : finir, grandir…
- les verbes du 3ème groupe : aller, entendre…



LES MOTS INVARIABLES

L'Adverbe :

L'adverbe interrogatif : il sert à former une proposition interrogative, directe ou indirecte.

Ex : pourquoi, où, comment…

- les autres adverbes : ils modifient le sens d’un verbe, d’un adjectif ou d’une phrase.

Ex : bien, très, ne…pas, lentement, dessous, ici, non…

La Préposition :

C'est un mot de liaison qui introduit un groupe nominal, un pronom, un verbe à l'infinitif, u advebe, en le faisant dépendre dun autre groupe de la phrase : à, de, pour, sans, avec, chez…

Ex : le professeur de Français 

La Conjonction : 

-la conjonction de coordination : elle relie deux mots ou groupes de mots ou propositions de même classe grammaticale ou de même fonction.

Ex : mais, ou, et, donc, or, ni, car

- la conjonction de subordination
: elle introduit une proposition subordonnée conjonctive, reliée à la proposition principale.

Ex : comme, quoique, si, si bien que.

L'interjection :

l'onomatopée : elle imite des bruits ou des cris

Ex : Boum ! Splash ! Wouf !

- les autres interjections : elles manifestent l’affectivité dans l’énonciation.

Ex : Eh ! Aïe ! Oh !

nom propre : désigne une personne, une ville, un pays, quelque chose d’unique.

Ex : Marie, Prades, Rome, Tour Eiffel…

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MessageSujet: Re: Cahier de textes des 3emes 5 de Prades
Mer 23 Nov - 7:03

Conclusion sur l autobiographie à partir du court métrage Emilie Muller

http://www.youtube.com/watch?v=l-DA7yApSKQ

http://www.youtube.com/watch?v=2KhSbR3FJp0


Peut on/ Doit on toujours dire la vérité dans une autobiographie?

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MessageSujet: Re: Cahier de textes des 3emes 5 de Prades
Mer 23 Nov - 7:07




G perec
Souvenirs d'enfance
Lecture et production d'écrits


Le texte A et le trexte B semblent contradictoires puisque dans l'un Perec nous dit " Je n'ai pas de souvenirs d' enfance"

Or dans le second il en énumère plusieurs en les numérotant. Il s'agit toujours de phrases très brèves,simples, concises et sans rapport les unes avec les autres.
Ce sont des bribes (petits morceaux,"miettes") de souvenirs, précises comme des têtes d'épingles qui évoquent forcement chez chaque lecteur des instants de vie qui lui sont propres.En fait en faisant cette autobiographie un peu particulière G Perec nous amène à faire sans le vouloir la nôtre.

Rappel: L'anaphore est la figure de style qui consiste à commencer plusieurs phrases par le ou les mêmes mots









Pourquoi a t'il appelé son texte la disparition?

.
"Anton Voyl n'arrivait pas à dormir. Il alluma. Son Jaz marquait minuit vingt. Il poussa un profond soupir, s'assit dans son lit, s'appuyant sur son polochon. Il prit un roman, il l'ouvrit, il lut; mais il n'y saisissait qu'un imbroglio confus, il butait à tout instant sur un mot dont il ignorait la signification.
Il abandonna son roman sur son lit. Il alla à son lavabo; il mouilla un gant qu'il passa sur son front, sur son cou.
Son pouls battait trop fort. Il avait chaud. Il ouvrit son vasistas, scruta la nuit. Il faisait doux. Un bruit indistinct montait du faubourg. Un carillon, plus lourd qu'un glas, plus sourd qu'un tocsin, plus profond qu'un bourdon, non loin, sonna trois coups. Du canal Saint-Martin, un clapotis plaintif signalait un chaland qui passait.
Sur l'abattant du vasistas, un animal au thorax indigo, à l'aiguillon safran, ni un cafard, ni un charançon, mais plutôt un artison, s'avançait, traînant un brin d'alfa. Il s'approcha, voulant l'aplatir d'un coup vif, mais l'animal prit son vol, disparaissant dans la nuit avant qu'il ait pu l'assaillir."

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MessageSujet: Re: Cahier de textes des 3emes 5 de Prades
Mer 23 Nov - 13:07

Grammaire: Les expansions du nom


Plusieurs éléments peuvent venir se rajouter pour apporter des précisions supplémentaires sur le nom: c’est ce qu’on appelle les expansions du nom.


L’adjectif

- Un ou plusieurs adjectifs qualificatifs peuvent venir qualifier le nom: ils s’accordent en genre et en nombre avec le nom qu’ils qualifient. Un participe passé peut également faire fonction d’adjectif épithète.

Placés juste avant ou après le nom, leur fonction est épithète liée.

Ce jeune et beau garçon est mon cousin.

Séparés du nom, généralement par une virgule, ils sont épithète détachée.

Ex :Immobile et silencieux, le tigre guette sa proie.

Le complément de nom


- Un autre groupe de mots peut venir apporter des informations sur le nom. Il est introduit par une préposition : c’est le complément de nom. Cela peut être une préposition accompagnée d’un nom, d’un adverbe ou d’un verbe à l’infinitif.

Ex :L’école de mon frère est fermée. (prép. + nom)

La journée d’hier était fantastique. (prép. + adv.)

Le fait de grandir autant doit le fatiguer. (prép. + inf.)

Au sein du complément de nom, les déterminants et les adjectifs s’accordent avec le nom qu’ils accompagnent.

Ex :L’école de mes jeunes cousines est fermée.

La proposition subordonnée relative


- Une proposition subordonnée relative peut également venir préciser le nom. Elle est introduite par un pronom relatif (qui,que,dont,lequel,laquelle...). Elle a pour fonction d'être complément de son antécédent (le nom auquel elle se rapporte)

Ex :La maison qui est située à côté de la mienne a brûlé cette nuit.


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MessageSujet: Re: Cahier de textes des 3emes 5 de Prades
Ven 25 Nov - 20:21

Matin brun
Franck Pavloff




Les jambes allongées au soleil, on ne parlait pas vraiment avec Charlie, on échangeait des
pensées qui nous couraient dans la tête, sans bien faire attention à ce que l'autre racontait de
son côté. Des moments agréables où on laissait filer le temps en sirotant un café. Lorsqu'il m'a
dit qu'il avait dû faire piquer son chien, ça m'a surpris, mais sans plus. C'est toujours triste un
clebs qui vieillit mal, mais passé quinze ans, il faut se faire à l'idée qu'un jour ou l'autre il va
mourir.
- Tu comprends, je pouvais pas le faire passer pour un brun.
- Ben, un labrador, c'est pas trop sa couleur, mais il avait quoi comme maladie ?
- C'est pas la question, c'était pas un chien brun, c'est tout.
- Mince alors, comme pour les chats, maintenant ?
- Oui, pareil.
Pour les chats, j'étais au courant. Le mois dernier, j'avais dû me débarrasser du mien, un de
gouttière qui avait eu la mauvaise idée de naître blanc, taché de noir. C'est vrai que la
surpopulation des chats devenait insupportable, et que d'après ce que les scientifiques de l'Etat
national disaient, il valait mieux garder les bruns. Que des bruns. Tous les tests de sélection
prouvaient qu'ils s'adaptaient mieux à notre vie citadine, qu'ils avaient des portées peu
nombreuses et qu'ils mangeaient beaucoup moins. Ma fois un chat c'est un chat, et comme il
fallait bien résoudre le problème d'une façon ou d'une autre, va pour le décret qui instaurait la
suppression des chats qui n'étaient pas bruns. Les milices de la ville distribuaient gratuitement
des boulettes d'arsenic. Mélangées à la pâtée, elles expédiaient les matous en moins de deux.
Mon cour s'était serré, puis on oublie vite.
Les chiens, ça m'avait surpris un peu plus, je ne sais pas trop pourquoi, peut-être parce que
c'est plus gros, ou que c'est le compagnon de l'homme comme on dit. En tout cas Charlie
venait d'en parler aussi naturellement que je l'avais fait pour mon chat, et il avait sans doute
raison. Trop de sensiblerie ne mène pas à grand-chose, et pour les chiens, c'est sans doute vrai
que les bruns sont plus résistants.
On n'avait plus grand-chose à se dire, on s'était quittés mais avec une drôle d'impression.
Comme si on ne s'était pas tout dit. Pas trop à l'aise. Quelque temps après, c'est moi qui avais
appris à Charlie que le Quotidien de la ville ne paraîtrait plus. Il en était resté sur le cul : le
journal qu'il ouvrait tous les matins en prenant son café crème !
- Ils ont coulé ? Des grèves, une faillite ?
- Non, non, c'est à la suite de l'affaire des chiens.
- Des bruns ?
- Oui, toujours. Pas un jour sans s'attaquer à cette mesure nationale. Ils allaient jusqu'à
remettre en cause les résultats des scientifiques. Les lecteurs ne savaient plus ce qu'il
fallait penser, certains même commençaient à cacher leur clébard !- · trop jouer avec le feu...
- Comme tu dis, le journal a fini par se faire interdire.
- Mince alors, et pour le tiercé ?
- Ben mon vieux, faudra chercher tes tuyaux dans les Nouvelles Brunes, il n'y a plus que
celui-là. Il paraît que côté courses et sports, il tient la route. Puisque les autres avaient
passé les bornes, il fallait bien qu'il reste un journal dans la ville, on ne pouvait pas se
passer d'informations tout de même.
J'avais repris ce jour-là un café avec Charlie, mais ça me tracassait de devenir un lecteur des
Nouvelles Brunes. Pourtant, autour de moi les clients du bistrot continuaient leur vie comme
avant : j'avais sûrement tort de m'inquiéter.
Après ça avait été au tour des livres de la bibliothèque, une histoire pas très claire, encore. Les
maisons d'édition qui faisaient partie du même groupe financier que le Quotidien de la ville,
étaient poursuivies en justice et leurs livres interdits de séjour sur les rayons des bibliothèques.
Il est vrai que si on lisait bien ce que ces maisons d'édition continuaient de publier, on relevait
le mot chien ou chat au moins une fois par volume, et sûrement pas toujours assorti du mot
brun. Elles devaient bien le savoir tout de même.
- Faut pas pousser, disait Charlie, tu comprends, la nation n'a rien à y gagner à accepter
qu'on détourne la loi, et à jouer au chat et à la souris. Brune, il avait rajouté en regardant
autour de lui, souris brune, au cas où on aurait surpris notre conversation. Par mesure de
précaution, on avait pris l'habitude de rajouter brun ou brune à la fin des phrases ou
après les mots. Au début, demander un pastis brun, ça nous avait fait drôle, puis après
tout, le langage c'est fait pour évoluer et ce n'était pas plus étrange de donner dans le
brun, que de rajouter " putain con ", à tout bout de champ, comme on le fait par chez
nous. Au moins, on était bien vus et on était tranquilles. On avait même fini par toucher
le tiercé. Oh, pas un gros, mais tout de même, notre premier tiercé brun. Ça nous avait
aidés à accepter les tracas des nouvelles réglementations. Un jour, avec Charlie, je m'en
souviens bien, je lui avais dit de passer à la maison pour regarder la finale de la Coupe
des coupes, on a attrapé un sacré fou rire. Voilà pas qu'il débarque avec un nouveau
chien !
Magnifique, brun de la queue au museau, avec des yeux marron.
- Tu vois, finalement il est plus affectueux que l'autre, et il m'obéit au doigt et à l'oeil.
Fallait pas que j'en fasse un drame du labrador noir. · À peine il avait dit cette phrase,
que son chien s'était précipité sous le canapé en jappant comme un dingue. Et gueule que
je te gueule, et que même brun, je n'obéis ni à mon maître ni à personne ! Et Charlie
avait soudain compris.
- Non, toi aussi ?
- Ben oui, tu vas voir.
Et là, mon nouveau chat avait jailli comme une flèche pour grimper aux rideaux et se réfugier
sur l'armoire. Un matou au regard et aux poils bruns. Qu'est ce qu'on avait ri. Tu parles d'une
coïncidence !
- Tu comprends, je lui avais dit, j'ai toujours eu des chats, alors... Il est pas beau, celui-ci?
- Magnifique, il m'avait répondu.
Puis on avait allumé la télé, pendant que nos animaux bruns se guettaient du coin de l'oeil. Je
ne sais plus qui avait gagné, mais je sais qu'on avait passé un sacré bon moment, et qu'on se
sentait en sécurité. Comme si de faire tout simplement ce qui allait dans le bon sens dans la
cité nous rassurait et nous simplifiait la vie. La sécurité brune, ça pouvait avoir du bon. Bien
sûr je pensais au petit garçon que j'avais croisé sur le trottoir d'en face, et qui pleurait son
caniche blanc, mort à ses pieds. Mais après tout, s'il écoutait bien ce qu'on lui disait, les chiens
n'étaient pas interdits, il n'avait qu'à en chercher un brun. Même des petits, on en trouvait. Et
comme nous, il se sentirait en règle et oublierait vite l'ancien.
Et puis hier, incroyable, moi qui me croyais en paix, j'ai failli me faire piéger par les miliciens
de la ville, ceux habillés de brun, qui ne font pas de cadeau. Ils ne m'ont pas reconnu, parce
qu'ils sont nouveaux dans le quartier et qu'ils ne connaissent pas encore tout le monde.
J'allais chez Charlie. Le dimanche, c'est chez Charlie qu'on joue à la belote. J'avais un pack de
bières à la main, c'était tout. On devait taper le carton deux, trois heures, tout en grignotant. Et
là, surprise totale : la porte de son appart avait volé en éclats, et deux miliciens plantés sur le
palier faisaient circuler les curieux. J'ai fait semblant d'aller dans les étages du dessus et je suis
redescendu par l'ascenseur. En bas, les gens parlaient à mi-voix.
- Pourtant son chien était un vrai brun, on l'a bien vu, nous !
- Oui, mais à ce qu'ils disent, c'est que avant, il en avait un noir, pas un brun. Un noir.
- Avant ?
- Oui, avant. Le délit maintenant, c'est aussi d'en avoir eu un qui n'aurait pas été brun. Et
ça, c'est pas difficile à savoir, il suffit de demander au voisin. J'ai pressé le pas. Une
coulée de sueur trempait ma chemise. Si en avoir eu un avant était un délit, j'étais bon
pour la milice. Tout le monde dans mon immeuble savait qu'avant j'avais eu un chat noir
et blanc. Avant ! Ça alors, je n'y aurais jamais pensé ! Ce matin, Radio brune a confirmé
la nouvelle. Charlie fait sûrement partie des cinq cents personnes qui ont été arrêtées. Ce
n'est pas parce qu'on aurait acheté récemment un animal brun qu'on aurait changé de
mentalité, ils ont dit. " Avoir eu un chien ou un chat non conforme, à quelque époque
que ce soit, est un délit. " Le speaker a même ajouté " injure à l'Etat national ". Et j'ai
bien noté la suite. Même si on n'a pas eu personnellement un chien ou un chat non
conforme, mais que quelqu'un de sa famille, un père, un frère, une cousine par exemple,
en a possédé un, ne serait ce qu'une fois dans sa vie, on risque soi-même de graves
ennuis.
- Je ne sais pas où ils ont amené Charlie. Là, ils exagèrent. C'est de la folie. Et moi qui
me croyais tranquille pour un bout de temps avec mon chat brun. Bien sûr, s'ils
cherchent avant, ils n'ont pas fini d'en arrêter des proprios de chats et de chiens. Je n'ai
pas dormi de la nuit. J'aurais dû me méfier des bruns dès qu'ils nous ont imposé leur
première loi sur les animaux. Après tout, il était à moi mon chat, comme son chien pour
Charlie, on aurait dû dire non. Résister davantage, mais comment ? Ça va si vite, il y a le
boulot, les soucis de tous les jours. Les autres aussi baissent les bras pour être un peu
tranquilles, non ? On frappe à la porte. Si tôt le matin, ça n'arrive jamais. J'ai peur. Le
jour n'est pas levé, il fait encore brun au dehors. Mais, arrêtez de taper si fort, j'arrive.

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MessageSujet: Re: Cahier de textes des 3emes 5 de Prades
Ven 25 Nov - 20:22

[size=26]Questionnaire de lecture

[/size]

[size=26]sur la nouvelle « Matin Brun » de Franck Pavloff

[/size]

1. Pourquoi la nouvelle Matin Brun est-elle une représentation symbolique de la montée du nazisme ?
2. Quel élément dans le texte fait-il penser :
– à l’extermination des juifs ?
– à la hiérarchie des races ?
– à la propagande nazie ?
– à la dénonciation des juifs ?

3.  Que font le narrateur et Charlie lorsqu’une loi fait son apparition sur l’ obligation de n’avoir uniquement que des animaux bruns?
4. Qu’auraient-ils dû faire à la place ? En quoi cela fait-il référence au régime nazi ?
5. Citez deux éléments dans la nouvelle qui montrent que Charlie et le narrateur obéissent sans se poser de questions à cette nouvelle loi ?
6. A quels jeux les deux amis jouent-ils ?
7. Pour quelle raison ne sont-ils pas contents lorsqu’ils apprennent la suppression du journal le quotidien ?
8. Comment réagissent-ils par la suite à cette mesure ?
9. Que pensent-ils lorsqu’ils apprennent la suppression et la mise en justice de certains maisons d’édition et de livres de bibliothèque ?
10. Pour quelle raison le narrateur panique-t-il lorsqu’il comprend qu’il ne trouvera plus Charlie ?
11. Qu’est ce que dénonce l’auteur dans cette nouvelle ? Entourez la bonne proposition :
La naïveté- la lâcheté de ceux qui acceptent et suivent ce genre de mesures.
Pour éviter que l’histoire ne se reproduise, que faut-il faire ? Tirer des leçons-Ignorer les leçons du passé.

12. Pour quelle raison être apolitique est-ce dangereux ?
13. Complétez  le texte ci-dessous avec la liste de propositions suivantes :
La censure /  la précaution / censurer quelque chose /un régime totalitaire /la résistance / propagande / opposant /dénoncer quelqu’un / se révolter / persécution / un partisan / mesure de précaution / le racisme /résister à quelque chose /dénonciation/ l’arrestation / persécuter quelqu’un/ déportation/ apolitique / le droit de vote/ milice.
->  Avec les propositions non utilisées, utilisez- les en faisant des phrases.
L’état d’extrême brun est un …………………………Il n’admet aucun …………….Il ne permet pas aux personnes de se…………..C’est pourquoi, il a ………………..le journal le Quotidien, n’étant pas un journal de…………………………..
Dans un régime totalitaire, il y a une atmosphère de …………………………….. , encouragé par le régime qui ne demande qu’à………………………..ses voisins. La……………………….. veille à ce que la loi soit respectée.
14. Faites une frise chronologique et placez dans l’ordre les mesures et actions de l’Etat suivantes :
Arrestation de 500 personnes, dont Charlie /Interdiction du Quotidien /Arrestation du narrateur /Loi qui interdit la possession d’animaux non bruns /Arrestation de tous ceux qui ont possédé un jour un animal autre que brun / Interdiction et suppression de certains livres de bibliothèque et maison d’édition.
15. Puis,  indiquez pour chaque événement, quels ont été les sentiments du narrateur et de Charlie ?
Pour vous aider, utilisez la liste ci-dessous : obéissance / résignation / acceptation/ tristesse / surprise/ regret /peur/ inquiétude/ remord / docilité.
 
Fiche pédagogique réalisée par Anna Pereira.

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MessageSujet: Re: Cahier de textes des 3emes 5 de Prades
Ven 25 Nov - 20:25



3em Chapitre rapide  No et moi de Delphine de Vigan

Lecture préalable du texte en lecture cursive

En se servant de l'incipit du roman, établissez un questionnaire type Brevet avec des questions portant sur les différentes fiches établies depuis la rentrée. Vos questions appelleront systématiquement une justification ou porteront sur un point précis (identification d'un temps, d'une nature de mot ou d'une fonction)

1. Comment appelle t'on ce type d'incipit et pourquoi? (1 point)-la prof
2 Qui est la narratrice? Justifiez votre réponse en citant le texte.(1 point)- la prof

3. Comment s'y prend l'auteur pour rendre la scène plus vivante?Justifiez en citant le texte. (1 point)-la prof
4. .Quel le point de vue du narrateur (le statut) Justifiez en citant le texte. 
(1 point)- Dimitri
5 Relevez 3 adjectifs qualificatifs et précisez à quel nom ils se rapportent entre la ligne  7 à 12. Donner pour la fonction de chacun d'eux -Ilan (1,5 point)
6 Quel est le temps et le mode de "je préfèrerais " et "je  tomberais" l 16 et 17 - la prof (1 point)
7 Lou est une enfant précoce. Quel détail le prouve? (0.5) -Mickael
8" Vingt cinq paires d'yeux tournés vers moi" Quel est la figure de style utilisée ? - la prof (1 point)
9 Dans quel contexte se place la situation? Relevez un champs lexical pour justifier votre réponse -Paul (2 points)
10" A cent kilomètre sous terre". Quelle est la figure de style utilisée?- la prof (1 point)
11. Quelle est la valeur  du verbe "J'espérais" l 5?- Nella (1 point)
12" J'ai horreur des exposés" Quel est le temps utilisé et quelle est la sa valeur ? (1 point) -la prof

13 "C'était compter sans son radar longue portée" : quelle est la figure de style utilisée? Donnez en la définition.
14. Comment les autres élèves ont ils surnommée Lou? Par quel procédé montre t'elle qu'elle n'apprécie pas ce surnom ?(1 point)
15 Donnez la nature et la fonction de la proposition "Si je pouvais m'enfoncer cent kilomètres sous terre" (2 points)
16 Comment Lou prend t elle le fait de devoir passer devant tout le monde. Vous répondrez par un paragraphe argumenté en vous appuyant sur le texte.(3 points) -Ilan


Réécriture: Commencez ce texte à l'imparfait en le mettant à la première personne du pluriel
1 point


"J'ai horreur des exposés,j'ai horreur de prendre la parole devant la classe, une faille sismique s'est ouverte devant moi,mais rien ne bouge, rien ne s'effondre, je préférerais m'évanouir là(...) et je tomberais de toute ma hauteur, foudroyée."

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MessageSujet: Re: Cahier de textes des 3emes 5 de Prades
Ven 25 Nov - 20:31

Liste de mots à insérer dans la conclusion suivante:
préface,narrateur,passé,narration,rétrospectif,fiction,topoî ( motifs récurrents,que l'on retrouve systématiquement),énonciation,souvenir,l'auteur,projet,vérité,personnage, première,  l'écriture,pacte autobiographique.


Une autobiographie est le récit _________________ qu'une personne fait de sa propre vie. Les écrits autobiographiques font référence à des lieux, à des personnes et des événements réels se différencient en cela des textes de _________. Dès ses premières pages ou sa ___________, l'auteur présente son ________________ autobiographique,  et annonce un récit qui n'aura pas la même dynamique qu'un roman.
L'autobiographie se caractérise également par le fait que ____________, le ___________ et le ____________ principal sont une seule et même personne. Le récit autobiographique est mené à la _______ personne. Il convient toutefois de noter que le pronom personnel je renvoie tantôt au moment du ______________(rapporté avec  les temps du ________ , et le présent de ___________ ), tantôt au moment de _____________(évoqué au présent _______________).
L'autobiographie est fondée sur un contrat d'authenticité et de ________, c'est en tout cas ce qu'affirme l'auteur dans le "_________________________" (Philippe Lejeune) qu'il passe avec ses lecteurs.
Les récits autobiographiques présentent généralement les mêmes motifs, les _________ : _récit d'enfance,récit d'une vocation,d'une rencontre,témoignage d'une expérience...
Il faut veiller à bien distinguer l'autobiographie des genres qui lui ressemblent : la biographie (écrire la vie d'un autre,le journal intime,le roman à la première personne.

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Dernière édition par Capitaine Caaaaaaverne ! le Mar 29 Nov - 21:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Cahier de textes des 3emes 5 de Prades
Lun 28 Nov - 14:47

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MessageSujet: Re: Cahier de textes des 3emes 5 de Prades
Mar 29 Nov - 21:47


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MessageSujet: Re: Cahier de textes des 3emes 5 de Prades
Mer 30 Nov - 7:09


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MessageSujet: Re: Cahier de textes des 3emes 5 de Prades
Mer 30 Nov - 11:30

Révisions en orthographe 


http://cafet.1fr1.net/t2619-recapitulatif-des-regles-d-orthographe

http://cafet.1fr1.net/t6444-seances-cdi-declarer-la-guerre-aux-pieges-de-l-orthographe



Révisions pour le brevet blanc


[size=20]http://www.quiz…3.html[/size]
[size=20]http://keepscho…f.html[/size]


Exercices de réécriture pour le Brevet.


Attention, les fautes de copie sont comptabilisées. 
Pensez à respecter la typographie et les retraits de paragraphe.


Réécriture: Commencez ce texte à l'imparfait en le mettant à la première personne du pluriel
1 point


"J'ai horreur des exposés,j'ai horreur de prendre la parole devant la classe, une faille sismique s'est ouverte devant moi,mais rien ne bouge, rien ne s'effondre, je préférerais m'évanouir là(...) et je tomberais de toute ma hauteur, foudroyée."





1 - Mettez le texte suivant au présent de l'indicatif et remplacez « il » par « ils ».
Il croyait être sûr qu'elle avait regardé aussi ses bottes. Il la suivit des yeux jusqu'à ce qu'elle eût disparu. Puis il 
se mit à marcher dans le Luxembourg comme un fou. Il est probable que par moments il riait tout seul et parlait 
haut. Il était si rêveur près des bonnes d'enfants que chacune le croyait amoureux d'elle. Il sortit du 
Luxembourg, espérant la retrouver dans une rue.
Victor HUGO, Les Misérables.


2 - Mettez le texte suivant à l'imparfait et remplacez « je » par « nous ».
J'ai le cou brisé, la nuque qui me fait mal, la poitrine creuse : je suis resté penché sur les chapitres sans lever la 
tête, sans entendre rien,dévoré par la curiosité, collé aux flancs de Robinson, pris d'une émotion immense, 
remué jusqu'au fond de la cervelle et jusqu'au fond du cœur; et en ce moment où la lune montre là-bas un bout 
de corne,je fais passer dans le ciel tous les oiseaux de l'île, et je vois se profiler la tête longue d'un peuplier 
comme le mât du navire de Crusoé !
Jules Vallés, l'Enfant.


3 - Remplacez Julien par « ils » et mettez les verbes au futur.
Julien savait qu'un jour, les membres de sa mythique famille comparaîtraient devant lui sans plus le voir que s'il 
eût été fait de fumée, mais lui livrant chacun une parcelle de sa vérité intime qui rejoindrait, sur d'imaginaires 
fiches, la masse des petits détails capturés au vol.
Paul Guimard, Rue du Havre.


4 - Mettez le texte au passé et remplacez M. Brulé par « les maîtres ».
M. Brulé nous attend, la blouse bien sanglée, les mains dans le dos,les lunettes déjà méfiantes sur le nez. On 
entre un par un. La salle de classe attend dans une pénombre bleutée. On dirait une chapelle. Lemaître a tiré les 
grands rideaux. Il ne faut pas qu'il y ait le moindre morceau de ciel pour nous distraire.
Daniel Picouly, le Champ de Personne.

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MessageSujet: Re: Cahier de textes des 3emes 5 de Prades
Dim 4 Déc - 20:31

QUESTIONS BREVET 0






1)La ville décrite dans le texte est moderne , il y a des tours immenses à perte de vue ainsi que des grues, tout ce qui peut être construit l’est, la mer par exemple  est rendue « croûteuse et apte à faire socle pour un archipel artificiel » (l.22) Ils construisent « le cité du futur » (l.9)
 2) Le personnage principal, John Johnson se sent d’abord heureux mais écrasé par l’immensité de cette ville, plus tard il est stupéfait et sidéré par la prolifération des grues et des tours qui s’entassent à perte de vue. «  La ville provoque chez lui une sensation ambivalente d’euphorie et d’écrasement » (l.1-2)
Il est tout de même émerveillé par la multitude de constructions si hautes les unes que les autres qui le font rêver. « Il salive, émerveillé » (l.10)  En entendant qu’une tour pourra atteindre 700 mètres, le Boa est abasourdi par ce qu’il entend et curieux de savoir comment est-ce possible. Il conclut donc que là-bas « le ciel est solide » (l.19)
Il est enfin bouleversé par tout ce qu’il a vu et entendu lors de cette journée. « Le Boa arrive à l’hôtel bouleversé, les joues rouges et les yeux exorbités » ( l.25)
 3) Dans ce texte les verbes sont majoritairement conjugués au présent de l’indicatif. L’auteur a mis ce texte au présent, c’est un présent de description, il a choisi ce temps pour décrire tout ce qui se passe et tout ce que ressent le personnage,  pour que ça soit plus vivant, comme si nous aussi on voyait les édifices.
 4) Dans la phrase :  «  Sa toute petite bouche soulignée d'un trait de moustache articule très doucement nous construisons la cité du futur, une entreprise pharaonique », le discours est rapporté indirectement libre, ce n'est pas une façon de faire habituelle
 5)  «  Une entreprise pharaonique »
Le mot souligné est composé du mot pharaon ( roi d’Egypte ) et de –ique ( du grec ancien ikos : relatif à, qui est propre à ).
Il signifie quelque chose digne des pharaons ou plus généralement quelque chose de gigantesque, démesuré. Ce mot employé dans la phrase donne une valeur d’immensité, les édifices présents à Dubaï sont énormes et presque irréels tant ils sont démesurés.
 6) La phrase : « Un espace, pense-t-il, où la maîtrise se combine à l’audace, et là est la marque de la puissance » signifie que Dubaï est une ville qui expérimente des édifices excentriques et colossaux mais que les constructeurs savent ce qu’ils font. Tout est maîtrisé et ce potentiel est synonyme de la puissance de cette ville.
7)  Ce texte pourrais s’appeler : «  Dubaï, la ville futuriste »

Je propose ce titre car dans ce texte toute l’immensité, la puissance et la démesure de la ville la plus moderne du monde est exprimée.
« La prolifération des tours » (l.10)  Celle-ci sera haute de sept cents mètres » (l.16-17)  « La mer […]  construite elle aussi » (l.22) «  Leurs fenêtres blanches comme des milliers de petits parallélogrammes aveuglants » (l.12). A mon avis l’auteur ne partage pas les idées du personnage car  il emploie des mots plutôt négatifs quant à la démesure des architectures. « On les croit multipliées par un œil malade » (l.10-11) La mer […] inaffectée, lourde nappe noire comme le pétrole dont le pourtour s’effacerait dans la nuit » (l.21)
8) C’est la multitude des grues et la tour immense et moderne qui rapprochent le texte à la photo

9) Cette photographie suscite un peu de tristesse chez moi car on voit la vraie population qui construit ces tours, ils ne sont pas joyeux car ces édifices prennent plusieurs années à êtres construits et c’est eux qui chaque jours se réveillent et travaillent dur pour ces tours démesurées.
Le texte ne nous montre que les bonnes facettes de la construction de ces tours, l’évolution des architectures, la modernisation du design  mais nous ne voyons pas les ouvriers qui travaillent dur pour satisfaire les grands propriétaires riches des terres.


Dernière édition par MarevaBrial3em5 le Lun 5 Déc - 19:02, édité 1 fois
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Cahier de textes des 3emes 5 de Prades

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