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Enseigner le vocabulaire : les méthodes actives

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Modo
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MessageSujet: Enseigner le vocabulaire : les méthodes actives
Mar 20 Aoû - 11:11

Ce sujet se propose de mettre en lumière diverses stratégies pour procéder à des réactivations méthodiques et régulières du lexique et favoriser ainsi chez nos élèves l'acquisition réelle du vocabulaire par le maximum de biais différents, qui seront ensuite expliqués et développés un à un  :







  • faire travailler le plus souvent possible par association mots et images
    (vocabulaire visuel)



  • amener les élèves à les rencontrer souvent dans les textes (réactivation/contextualisation)



  • les amener à prononcer et à verbaliser très souvent ces mots.
    (travail sur l'oralisation)



  • mettre au point des stratégies pour les leur faire entendre souvent dans la vie de tous les jours (travail sur le sens auditif)



  • les leur faire manipuler par des exercices progressifs et méthodiques.
    (entrainement de consolidation)



  • favoriser la création de divers jeux interactifs de vocabulaire
    (dimension ludique -au sens étymologique- de l'apprentissage)



  • Point primordial : en plus d'une rédaction ponctuelle finale, faire utiliser ces mots en écriture régulière, et en situation réelle de communication, pour développer de vraies compétences. (importance du vocabulaire actif, de leur faire incarner ces mots dans le réel)










Mais comment faire pour aborder l'enseignement du vocabulaire par ces différents biais ? Surtout dans le volume horaire annuel qui est le nôtre ?



Voici à présent quelques pistes concrètes pour diversifier et coupler différentes approches, avec des résultats qui m'ont paru très significatifs dans la pratique. Libre à chacun de piocher parmi elles des idées et des stratégies qui lui paraitront efficaces, s'il en trouve.
smile 


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Modo
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MessageSujet: Re: Enseigner le vocabulaire : les méthodes actives
Mar 20 Aoû - 11:15

I) Les avantages de commencer la séquence par l'étude du vocabulaire.

Une idée souvent négligée ces dernières années, et même à contre-pied de ce qui se fait souvent, c'est de faire découvrir le vocabulaire en entrée de séquence. Il peut ainsi être réactivé en contexte au fil des lectures sans avoir à chercher les définitions et surtout sans gêner la compréhension des textes au moment de leur étude. Quand il leur manque 5% des mots d'un texte, le contexte peut parfois aider à le comprendre. Mais s'il leur manque 15% seulement du vocabulaire d'un texte, la lecture devient laborieuse et inintelligible. Et nos élèves butant sur des mots de plus en plus simples, il est fréquent que les lectures que nous leur donnons manquent leur cible, ils se déconnectent mentalement au bout d'un moment et n'essaient plus de comprendre. Et nous passons alors encore plus de temps à "décoder" le texte, quand il faudrait avant tout pouvoir le faire apprécier.


Découvrir le vocabulaire d'un livre ou d'une séquence en ouverture de celle-ci offre en effet de très nombreux avantages.

D'abord, les élèves sont conscients que le vocabulaire qui va être vu est une clé qui va les aider durant tout le chapitre (en lecture comme à l'écrit) et leur permettre d'accéder plus facilement à la compréhension des textes qu'ils vont bientôt découvrir, et de mots que nous allons les amener à utiliser régulièrement au cours de l'année.

Cette étude retient donc souvent bien davantage leur intérêt que le seul fait de rencontrer un mot inconnu au cours d'une lecture, d'essayer vaguement de lui donner un sens, tout ça pour ne plus le revoir la plupart du temps, et l'oublier faute de réactivation.
On pose ainsi d'entrée des fondations qui seront  non seulement utiles à la compréhension des textes, mais aussi au plaisir de leur lecture, qui ne se retrouvera pas freinée. Les élèves sont souvent fiers en lisant les phrases où ces mots apparaissent de pouvoir les comprendre directement, et de pouvoir le dire, en voyant tout au long de la séquence des exemples littéraires d'utilisation en contexte.

Ces mots déjà appris, puis rencontrés au fur et à mesure, ancrent davantage encore le lexique dans leur mémoire, et quand ils les lisent, ces exemples leur parlent réellement pour le coup, et directement. On peut alors discuter avec les élèves pour leur faire sentir la subtilité et l'intérêt de ce mot par rapport à un synonyme plus courant par exemple. Bref, c'est tout bénéfice, puisque d'une part on gagne du temps, qui est utilement mis à profit pour expliquer le sens du texte et éclairer la phrase, mais surtout la rencontre avec les mots en contexte réactive réellement des connaissances, ce qui n'est absolument pas le cas quand ils découvrent un mot inconnu dans un texte, puis qu'on passe à autre chose sans forcément le rencontrer à nouveau avant un moment.


Pour cela, on sélectionne en amont les principaux mots intéressants du chapitre (pas spécialement des mots "difficiles" pour des mots difficiles. Ce serait ridicule de leur faire apprendre des mots rares, même en littérature, pour "faire genre", et de négliger les mots les plus utiles dans la vie, ou à la rencontre des textes)


Faire apprendre  les mots en ouverture de séquence est un préalable intéressant pour retravailler ensuite plus efficacement le vocabulaire, de façon perlée au sein de celle-ci, en construisant les acquis sur des bases solides et communes. Ainsi, quand dans un texte, on demande aux élèves le sens d'un mot, tous ont la possibilité d'être valorisés, et à égalité, ce qui n'est pas le cas avec la seule rencontre en contexte, au cours de laquelle seuls les élèves bons lecteurs lèvent souvent la main (enfin, quand ils n'ont pas peur de passer pour "intellos") Là, ce ne sera plus le cas, car tous ont eu préalablement connaissance des mots, et chacun peut participer et se voir ainsi davantage en situation de réussite.

Les élèves sont d'autant plus attentifs s'ils savent qu'ils vont être évalués spécifiquement sur ces mots (donc évaluation facile pour tous les élèves qui se donnent la peine d'être attentifs), surtout s'ils savent qu'ils les auront à réinvestir régulièrement et de façon contextualisée par divers biais durant un laps de temps.

(En effet, se limiter à faire apprendre du vocabulaire sans le faire utiliser est sans grand intérêt, car ces mots seraient vite oubliés. Et ces feuilles de lexique ne seraient que des "cimetières" de mots, enfouis au fond d'un cahier ou d'un classeur. Une telle étude sans utilisation serait donc vide d'intérêt )




II) Déroulement de la séance initiale

Si le volume des mots est raisonnable, je divise la classe et chaque groupe cherche dans le dictionnaire une partie de la liste, avec reformulation obligatoire dans leurs propres mots (et en respectant de la nature du mot dans la définition, ainsi on bosse la grammaire), puis on met en commun les définitions, avant de passer à l'écriture d'exemples personnels.


D'autres fois, surtout si la liste est plus longue, je leur en fais chercher éventuellement quelques-uns dans le dictionnaire, parmi les plus importants de la liste,  mais je leur donne le reste vocabulaire, je leur explique directement, et la séance consiste alors surtout à faire écrire à chacun et pour chaque mot une phrase claire (et souvent amusante) dans laquelle il essaie de l'utiliser.

J'interroge plusieurs élèves pour chacun des mots, on voit ensemble si le mot est correctement utilisé et compris, s'il peut effectivement s'employer dans telle ou telle phrase, et pourquoi. Les mots sont ainsi "écrits" mais surtout "entendus" à de très nombreuses reprises durant la séance, avec divers exemples concrets. Car pour chaque mot les élèves inventent des phrases oralement (donc chacun contextualise les mots) et précisent s'ils trouvent des situations courantes dans lesquelles les employer.



Pour les chapitres dans lequel le vocabulaire est moins difficile, on voit quand même les quelques mots du chapitre avant, sans trop s’appesantir dessus, et en les rappelant avant les textes étudiés, pour se concentrer surtout sur du vocabulaire thématique (les sentiments, le sens visuel, la colère, la peur, la montagne,  l'argent, la médecine, les bateaux, la météo, etc.) ou en lien avec la rédaction à suivre.


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MessageSujet: Re: Enseigner le vocabulaire : les méthodes actives
Mar 20 Aoû - 11:25

III)  Travail le vocabulaire visuel et l'auto-évaluation

Le vocabulaire de la séquence a été semé.
Il faut à présent le faire germer, et lui permettre de s'enraciner progressivement dans la mémoire.
La partie visuelle du cerveau peut être sollicitée pour ancrer les mots nouveaux.


Je leur propose donc pour qu'ils puissent s'entrainer et s'autoévaluer, de créer facilement des quizz visuels sur le forum, en associant le mot à une image évoquant la chose, la situation, l'émotion, etc.
C'est souvent possible même pour certains mots un peu abstraits.
Il est en effet important que le mot nouveau prenne aussi substance dans la partie visuelle de leur cerveau.

On peut donc leur montrer une image à partir de laquelle on peut parler (affiches, photos, diaporama, images internet)

Pour ma part, je trouve plus sympathique -et pratique-  de les créer en ligne sur le forum de la cafet (les exemples vont suivre), car les quizz sont ainsi mutualisés entre collègues, et facilement adaptables par chacun. De plus, les images sont mises en ligne très facilement et peuvent être projetées lors de la séance sur videoproj ou TBI, et bien plus important, les élèves les retrouvent chez eux s'ils le veulent pour se faire réviser les mots par le biais des quizz.


En effet, suite au cours en ligne, je mets les mots à connaitre, mais avec la définition "en spoiler". Les élèves cherchent mentalement et cliquent ensuite pour vérifier s'ils ont trouvé la bonne réponse.
Par la suite, les élèves créent souvent un autre quizz inversé : ils mettent la définition (ou une image) et à partir de là ils doivent retrouver les mots à connaitre et qui se trouvent en spoiler.

Cette gymnastique dans les deux sens est importante. Il ne suffit pas de dire un mot et de donner une définition, il faut aussi être capable, à partir d'une définition, formulée parfois différemment, de faire mentalement  le chemin inverse et de trouver le mot correspondant. Et si c'est à partir d'une image, c'est parfois encore mieux.


Exemples concrets de ce qu'on peut créer ici :


Le vocabulaire visuel de la montagne (très intéressant à faire même par jeu, pour soi-même)



http://cafet.1fr1.net/t2582-vocabulaire-de-la-montagne
top 


Quiz visuel sur les bateaux (quiz créé spontanément par un élève d'un autre établissement que le mien, passionné de bateaux, et qui du coup profite aux collègues qui veulent l'utiliser : c'est l'intérêt de la mutualisation à la fois par les collègues et les élèves) clap 



http://cafet.1fr1.net/t1706-le-quizz-vocabulaire-des-bateaux
top 


Un quiz sur le vocabulaire thématique du sens visuel, justement (en auto-révision, après avoir fait la leçon correspondante) :

http://cafet.1fr1.net/t4690-quiz-image-le-vocabulaire-du-sens-visuel
top 



Le vocabulaire des expressions bibliques :

http://cafet.1fr1.net/t2451-les-expressions-bibliques


Le vocabulaire de la religion :

http://cafet.1fr1.net/t2447-le-vocabulaire-de-la-religion




Vocabulaire directement en lien avec des livres ou des chapitres du manuel :




Exemple pour la préparation au chapitre poésie du manuel Terre des lettres 5ème :

http://cafet.1fr1.net/t2574-terre-des-lettres-5eme-vocabulaire-sequence-poesie
top 


Vocabulaire du moyen-âge, imagé, créé par un élève, et vers la fin on trouve des quizz d'auto-révisions visuels :

http://cafet.1fr1.net/t1072-le-vocabulaire-archaique-medieval


Autre exemple de quiz sur un chapitre :

http://cafet.1fr1.net/t1720-quizz-voc-mer-musique-le-chant-rauque-de-la-tempete


Le langage classique (à réinvestir pour ainsi dire avant chaque étude d'une pièce de Molière, Corneille, Racine ...)

http://cafet.1fr1.net/t3180-le-langage-classique-la-langue-de-moliere

Autant dire que ce vocabulaire-là peut être réactivé chaque année. Et qu'il est utile à connaitre pour ainsi dire chez tous les grands auteurs.




IV) Préparation motivante à l'évaluation.


Il faut motiver aussi en eux l'envie d'apprendre et de mémoriser le sens des mots en prévoyant une évaluation qu'ils savent facile à réussir, moyennant l'effort de bien les revoir.

Les élèves se sont déjà bien entrainés (première séance et créations de phrases en contexte, verbalisation répétée des mots, découverte des mots dans les textes, quizz imagé d'auto-révisions, et pour beaucoup réinvestissement en contexte en écriture régulière -je reviendrai dessus pour l'expliquer un peu plus loin)

Je leur donne soit la liste entière à apprendre, si elle est raisonnable, soit je la divise en deux, et on fait l'évaluation en deux fois (séparée d'une semaine)

On s'entraine une première fois : soit ils écrivent sur feuille, soit sur des velledas -oui, j'adore le grand écart entre l'utilisation d'outils nouveaux et de plus traditionnels- qu'ils tendent à chaque fois (ainsi, grâce à ça, je repère vite si la classe a bien intégré les mots ou si quelques élèves ont encore des soucis)

Je projette donc un topic vocabulaire soit en montrant le mot (et ils écrivent la définition), soit je donne une définition ou une image, et ils écrivent le mot en rapport, soit je donne le mot et je demande une phrase d'exemple clair où le mot est employé en contexte.

Après cette répétition, ils savent que l'évaluation notée sera similaire, donc ils révisent bien.
Selon le niveau de la classe, et des élèves au sein de la classe, je ne m'attends pas à ce qu'ils les mémorisent forcément tous.

Parfois je donne beaucoup de mots, de façon aléatoire, mais ils doivent en avoir au moins 20 de juste parmi ceux cités.
Ou, en fonction des élèves et de leur capacités, on peut tolérer une marge d'erreurs adaptée à chaque cas. Cette situation de réussite motive grandement les élèves, qui maitrisent généralement presque tous les mots, donc bien plus que ce qui est espéré. Et les notes sont par conséquent très souvent excellentes.
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MessageSujet: Re: Enseigner le vocabulaire : les méthodes actives
Mar 20 Aoû - 11:43

V)  Importance de l'oralisation du vocabulaire pour son acquisition.  

Voici quelques idées pour faire oraliser souvent les mots nouveaux.

Un mot ne commence à faire partie du bagage réel de quelqu'un qu'après avoir été prononcé. Il faut que les mots nouveaux soient digérés, assimilés, qu'ils passent par la bouche, résonnent, vibrent, pour prendre corps en nous, d'une façon pour ainsi dire physique. Il faut souvent qu'on s'entende les prononcer plusieurs fois pour que les mots en question ne nous paraissent plus étrangers", et qu'ils soient considérés non seulement comme des mots "connus" intellectuellement, mais enfin adoptés et utilisés dans la vie.

Durant les cours, tout en discutant avec eux dans des contextes variés, je les utilise souvent et volontairement à l'oral à la place de synonymes plus fréquents, de sorte qu'ils les entendent le plus souvent possible. S'ils répondent eux-mêmes et qu'ils disent une phrase dans laquelle un des mots appris aurait été judicieusement utilisé, je demande à la classe comment on pourrait dire la même chose en utilisant le vocabulaire appris. Et ils reformulent leur phrase en oralisant le lexique en situation réelle. De façon plus artificielle, mais ludique, je leur fais parfois inventer à chacun de courtes saynètes (surtout lors de séances d'études théâtrales) et un des buts est aussi d'en faire oraliser le plus possible, tout en faisant rire. Et ils jouent chacun leur tour devant la classe, les oralisant par jeu, en plus de les utiliser fréquemment à l'écrit.

Astuce complémentaire avec les parents. to per 

Je demande aux parents qui suivent leurs enfants d'utiliser les listes en question quand ils doivent les réviser, de découper la liste en petites parties, et de se lancer en famille un "défi" consistant à utiliser par jeu quatre/cinq mots nouveaux (ou davantage) le plus souvent possible durant la semaine. Puis de passer à quatre ou cinq autres mots la semaine suivante. Même si tous ne le font pas, chez les parents qui jouent le jeu, l'idée est généralement très appréciée.




Astuce complémentaire avec les collègues. to per 

On affiche  une petite liste des "mots du mois" par niveau en salle des profs, et le but, pour les collègues qui entrent dans le jeu, est d'en utiliser comme un défi quand ils ont envie d'intervenir sur des topics du forum, mais aussi de les employer par clin d’œil oralement en cours ou en discussion avec eux, sans qu'ils sachent forcément que c'est une sorte de jeu pour nous de les utiliser devant eux.  Même si certains ne jouent pas le jeu, ou que de façon ponctuelle, il suffit souvent que trois ou quatre le fassent pour contribuer à bétonner le processus, et en plus de manière très ludique. Dès que des collègues emploient un des mots, ils mettent une barre devant les mots sur la liste quand ils descendent de cours. C'est pour ainsi dire un jeu, interdisciplinaire pour le coup, et qui favorise l'émulation.

Il me vient d'ailleurs une anecdote à ce sujet :
Un collègue a vu que je voyais les verbes introducteurs du dialogue et a trouvé que "maugréer" pouvait s'utiliser facilement.
Quand il a demandé à un élève d'arrêter de maugréer, l'élève l'a regardé avec des yeux tout ronds et lui a dit :
"Vous connaissez ? Alors ce mot, il s'emploie bien pour de vrai ?"

Et les mêmes remarques fusent en cours, quand des élèves sont heureux de rapporter qu'ils ont entendu le mot en question à la télé, ou dans une chanson. "Avant, je ne l'entendais jamais, ou je ne faisais pas gaffe, maintenant j'ai l'impression de l'entendre partout même dans les émissions".



Ainsi, par des biais de toutes sortes, chacun agissant de façon complémentaire, les mots nouveaux deviennent très familiers pour les élèves : les mots ne restent plus cantonnés au seul domaine littéraire, ou dans une "bulle" d'emploi artificiel, voire irréel et désincarné. Ils s'ancrent dans des situations d'énonciation, écrites comme orales, très variées. Et comme ils les réutilisent aussi sur le forum d'écriture, et à chaque niveau, tous les mots sont revus et réactivés en permanence au cours des années.


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MessageSujet: Re: Enseigner le vocabulaire : les méthodes actives
Mar 20 Aoû - 12:16

VI) Le vocabulaire : utiliser ou perdre.
Importance du réinvestissement conscient du lexique en écriture régulière, et en situation réelle de communication.


Comment mettre cela en place ?



Plus efficace encore que la seule rédaction finale, l'écriture régulière, voire journalière, est la pierre angulaire permettant une véritable appropriation du vocabulaire. L'écriture est la tâche complexe qui permet le mieux de mettre concrètement en œuvre ses compétences en grammaire, orthographe, argumentation, et vocabulaire.

A cet égard, l'avantage d'un forum d'écriture comme celui-ci prend vraiment toute sa dimension. Comme le désir est le meilleur des moteurs, les élèves écrivent régulièrement sur les thèmes libres qu'ils choisissent parce qu'ils les intéressent, voire les passionnent (musique, sport, actualité, lecture, cinéma, sujet de débat, sur les animaux, les amis, les souvenirs, etc.).  Ils peuvent avoir pour défi d'y améliorer leur compétence en vocabulaire, en réinvestissant au fur et à mesure des jours les différents mots appris dans la séquence, en fonction des thèmes et sujets traités, et en les amenant naturellement toutes les fois que c'est possible.


Un autre avantage de l'écriture sur le forum, c'est que c'est plus facile à noter ou à valoriser que ceux qui le font sur format papier (chaque enseignant utilisant l'outil et la façon d'évaluer ou pas ce qui y est produit, et cela comme il l'entend)

Pour ma part, ils me rendent -à la fin d'une période- une feuille avec les notions et les mots utilisés durant celle-ci, avec des barres à chaque fois qu'ils ont utilisé un même mot ou une notion d'orthographe/grammaire. En passant par leur profil, je retrouve l'historique de tout ce qui a été produit sur la période en question, et je peux vérifier globalement la qualité de la production (orthographe, vocabulaire, réflexion ...) et vérifier si le contenu de la "feuille de route" qu'ils rendent est bien à l'image de ce qu'ils ont réellement fait. Et en fonction, je valorise. Pour ceux qui n'ont pas internet, je prends les feuilles. Mais même ceux qui n'ont pas internet comprennent vite les avantages de le faire en ligne : ils écrivent chez eux sur feuilles, et recopient de temps en temps ce qu'ils ont fait sur des topics depuis CDI.



Voici un exemple possible de feuille de "défis" de vocabulaire en écriture régulière.
Les barres correspondent au nombre de fois que le mot a été utilisé en écriture régulière durant la période (chose très facile à vérifier sur le forum en allant sur le profil de l'élève et en cliquant sur "voir tous ses messages"

On peut le faire faire sur feuille, dans une partie du classeur, ou sur un cahier à part, mais c'est bien plus efficace aussi de le faire en ligne. Pourquoi ? D'une part, parce que les sujets d'un forum sont si diversifiés qu'il leur permet facilement de trouver maints topics dans lesquels les mots en question peuvent s'employer naturellement. D'autre part, ils les utilisent ainsi en interaction, donc en situation réelle de communication. Autre intérêt non négligeable sur le seul format papier, c'est qu'ils voient aussi régulièrement les mots en situation dans des messages écrits pas d'autres. Les mots sont ainsi écrits, et vus écrits par d'autres, régulièrement. L'imprégnation est donc bien plus plus efficace.








VII) L'apprentissage par le vocabulaire ludique (au sens étymologique)

Ils disposent, outre les sujets d'écriture variés, de nombreux jeux de vocabulaire interactifs sur le forum interétablissements.


Par exemple, ils peuvent participer à des jeux interactifs pour se faire trouver entre eux les synonymes ou les antonymes intéressants d'un mot, des expressions, etc.

Ex :


Ad libitum top


Ex :













Ils peuvent aussi jouer au pendu en ligne avec les autres en proposant des mots littéraires à découvrir (celui qui trouve donne le sens et fait une phrase d'emploi)







Ils ont aussi le "jeu des analogies". Un mot fait penser à tel mot, qui fait penser à tel mot. Les mots choisis sont le plus souvent des mots intéressants (dont ils mettent alors le sens entre parenthèses, avec une phrase personnelle, souvent illustrée d'une image), etc.











Défi : le "rallyes des mots" :

Un élève propose cinq mots comme "médire, un affront, circonspect, maugréer, indicible" et celui qui prend le défi poste un court texte en les intégrant, puis relance par 5 autres mots, qu'un autre élève peut reprendre.









Avantages de la formule forum pour l'écriture régulière sur le seul format papier (que j'affectionne évidemment aussi) :

Tous ces sujets d'écriture en situation, et toutes ces activités interactives possibles et faites en autonomie.

Autre gros avantage : les élèves des classes inférieures y utilisent souvent dans leurs réponses aux topics des mots des séquences que les autres plus âgés ont vus les années précédentes (comme le vocabulaire des expressions bibliques en 6ème, le vocabulaire médiéval en 5ème, etc.), ce qui fait que même les troisièmes y rencontrent  encore fréquemment les mots appris les années précédentes, ce qui permet de les ancrer définitivement s'il en était besoin.



Exemple adaptable de feuilles de "défi de vocabulaire/orthographe" pour valoriser ce qui a été fait en écriture régulière. Les élèves citent les mots utilisés, et mettent des barres s'ils en ont utilisé plusieurs fois. (rappel : exemple d'une feuille remplie vers le haut de ce post) :
Fichiers joints
Défi- 4è3è.pdf
Vous n'avez pas la permission de télécharger les fichiers joints.
(50 Ko) Téléchargé 31 fois


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MessageSujet: Re: Enseigner le vocabulaire : les méthodes actives
Mar 20 Aoû - 12:46

VIII) Leur faire manipuler de bons outils.

Pour tous les sujets d'écriture, sur feuille ou en ligne, qu'ils soient longs et rédactionnels, ou en écriture brève journalière, je leur fais utiliser le plus souvent possible le dictionnaire des synonymes mais aussi, plus utile encore pour les grandes rédactions, un dictionnaire analogique.

Je recommande particulièrement :


Trouver le mot juste - Dictionnaire des idées suggérées par les mots. Paul Rouaix. Livre de poche.
( Il existe aussi avec une couverture différente )




Je le conseille à tous. Très pratique et très peu cher. top 


C'est une mine d'or pour les rédactions. Ainsi, à l'entrée "mer", par exemple, les élèves trouveront tous les mots liés de près ou de loin à cette idée : les embruns, la grève, le varech, maritime, jetée, submerger, récif, transatlantique, château de sable, le flux, le reflux, la brise, la houle, l'onde, le gouffre amer, moutonner, mer étale, grosse, etc. Ils peuvent largement piocher aux entrées en rapport avec les grands thèmes de leur rédaction, que ce soit des thèmes liés à des lieux, à des objets, à des activités, à des émotions ...

Objectif : développer son vocabulaire en trouvant par soi-même des mots en fonction des thèmes d'écriture choisis.

Ce travail permet d'explorer le champ lexical de chaque thème sur lequel on décide tour à tour d'écrire. Il leur permet, en plus du vocabulaire de la séquence ou du vocabulaire thématique de se constituer un "réservoir" de mots de vocabulaire complémentaires utilisables naturellement en rapport avec le(s) sujet(s) dont ils veulent parler.


Exemple, si le thème est "une journée de vacances"...

Ils peuvent d'abord essayer de chercher les mots en rapport avec le lieu  en regardant les grands thèmes "mer" "plage" etc. mais aussi en rapport avec des sentiments "joie" etc. ou des activités "jeu", etc.


Ces recherches préalables peuvent leur donner plein d'idées de mots qu'ils connaissaient peut-être déjà pour certains, mais sans forcément avoir le réflexe d'y penser d'eux-mêmes en écrivant des choses sur le thème en question.  

En revanche, aucune définition. Les élèves doivent les chercher dans le dictionnaire classique en cas de doute.

Certains s'inspirent de ce dictionnaire aussi pour créer des topics thématiques, avec des quizz visuels.

Il existe aussi un jeu sur le forum qui s'appuie sur ce dictionnaire, dans lequel le meneur se note sur une feuille 10 mots intéressants liés à un thème qu'il lance (ex : le théâtre, la forêt, etc.), les autres proposent à chaque fois un mot, et c'est celui qui a trouvé le maximum de mots de sa liste qui gagne et qui relance avec un nouveau thème à explorer.

http://cafet.1fr1.net/t1771-jeu-vocabulaire-trouvons-les-mots


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MessageSujet: Re: Enseigner le vocabulaire : les méthodes actives
Mar 20 Aoû - 12:52

IX) Des exercices progressifs puis en bilan, qui soient efficaces et méthodiques.


A cet égard, les exercices des différents manuels commencent à redonner son importance au lexique.
Pour moi, ceux du Terre des lettres sont idéaux.

En début d'heure, avant chaque lecture de textes, on repose très vite oralement la question liées au sens des quelques mots qu'on va rencontrer spécialement dans celui-ci (donc nouveau rappel de la première séance, on se rafraichit rapidement la mémoire, cela prend souvent moins de trente secondes puisque les mots évoquent déjà quelque chose).

Ensuite, lecture. On redécouvre ainsi les mots en contexte, sans buter dessus (ils butent déjà assez sur la compréhension de phrases dont ils maitrisent tous les mots).

Suite au texte, le manuel (Terre des lettres par exemple, mais d'autres aussi)  propose quelques exercices courts, souvent sur les mots en question (on enfonce ainsi encore le clou, et de manière bien plus rapide et efficace quand les élèves connaissent déjà un peu les mots en question, plutôt que de les faire répondre parfois un peu au hasard).

En complément de ces quelques exercices courts et réguliers après chaque texte, le manuel Terre des lettres permet de bien tout réviser à la fin de la séquence, grâce à une page entière d'exercices bilan, avec des manipulations du vocabulaire thématique, brassant un peu tous les mots déjà vus dès le début de la séquence et utiles à revoir juste avant la rédaction finale, ce qui leur permet de réactiver une nouvelle fois le lexique parmi lequel ils pourront piocher intelligemment avant la rédaction longue finale (ou avant une évaluation de vocabulaire ciblé).

Il importe aussi de les faire s'exercer un peu à chaque fois sur des exercices brefs d'utilisation, de classement, de recherche de familles de mots, et de manipulation dans des phrases d'exemple (si possible personnelles) pour s'assurer que les mots sont non seulement compris, mais utilisés à bon escient. En effet, quoi de plus ridicule dans la vie que d'employer un mot dans un contexte où il ne convient pas, ou sans se douter qu'il a une connotation particulière. Les phrases d'exemple personnelles permettent de voir si les mots conviennent ou pas en fonction du contexte, si la construction de la phrase est bien correcte (eh oui, il leu faut savoir si on dit "se remémorer quelque chose" ou se remémorer de quelque chose" par exemple. Ce n'est pas tout de connaitre le sens d'un mot, il faut leur apprendre à l'utiliser à bon escient.


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MessageSujet: Re: Enseigner le vocabulaire : les méthodes actives
Mar 20 Aoû - 13:01

X) Pourquoi insister autant sur le vocabulaire aujourd'hui ?


Suite à ce triste constat :

Ces dernières années, j'étais de plus en plus effondré en réalisant la sécheresse croissante du lexique des élèves. Savoir dire de nos jours "trop cool" "trop nul" semble leur suffire à meubler des heures de discussion. Tant pis pour la nuance.

Combien de fois avons-nous constaté que des élèves ne nous comprennent pas quand nous leur parlons, en employant des mots qui nous semblaient pourtant être de simples mots de tous les jours ? Le pire, c'est quand ils n'osent pas dire qu'ils ne les comprennent pas, et que nous ne nous en rendons même pas compte, persuadés en toute bonne foi d'avoir usé d'un vocabulaire simple et limpide, sans nous douter un seul instant qu'ils pouvaient réellement ne pas comprendre ne serait-ce qu'un seul des mots que nous avions employés ...

Dans ces conditions, ne parlons même pas du vocabulaire des textes si beaux de notre littérature, que nous avons à leur faire passer ... (ou si, plutôt, parlons-en)

Comment leur faire aimer des œuvres aussi merveilleuses que le CID, Cyrano, ou même d'autres, poétiques ou pas, pleines d'une virtuosité et d'une richesse verbale, quand il leur faudrait pour certains un dictionnaire tous les trois mots ?

Au pire, ils laissent tomber, ou lisent sans trop comprendre en prenant la littérature en grippe...

Au mieux, ils déchiffrent laborieusement le texte comme si c'était une langue étrangère, mais passent complètement à côté du plaisir et de la beauté du texte. Parce que pour pouvoir  réellement apprécier un texte, il faut déjà pouvoir le comprendre, et pouvoir le comprendre sans trop obstacles décourageants.


Actuellement, les discussions dans les films, dans les émissions à la télé ou à la radio, contribuent grandement à cet appauvrissement généralisé, considéré comme "normal", et elles permettent de moins en moins aux jeunes de baigner dans un univers où ils entendraient régulièrement des mots variés, dont ils pourraient ainsi saisir intuitivement les nuances et les subtilités. Et même la lecture, qui peut leur permettre au moins d'accéder à un lexique plus étendu, leur semble du coup de plus en plus difficile d'accès, surtout quand le livre utilise justement un lexique riche et intéressant. Mais qui devient hélas pour eux de plus en plus inintelligible.

Dans leur réalité quotidienne, les mots sont toujours les mêmes, pauvres, voulant dire tout et n'importe quoi.  Et quand l'un d'eux emploie par inconscience un mot qui sort du langage de cour de récré, on le regarde comme un extraterrestre, comme un "intello" (la nouvelle insulte), bref on lui fait comprendre d'un regard réprobateur que "ça craint" de parler correctement comme ça. Et plus encore sur facebook ou msn, où le niveau d'orthographe et de vocabulaire les fait baigner régulièrement dans un univers qui contribue à les tirer encore plus vers le bas, et à déconstruire tout ce qu'ils pourraient commencer à construire, sans même qu'ils en aient conscience.

Comment les aider à sortir de cette course vers le bas ?


Les méthodes actuelles :

Généralement, on utilise la recherche dans le dictionnaire, quelques exercices, et surtout la méthode de découverte contextualisée, qui a du bon, il faut bien le reconnaitre, mais qui, seule, ne permet pas vraiment d'obtenir des résultats extraordinaires.

On lit un texte, et quand les élèves ne comprennent pas une phrase, souvent à cause d'un mot, on émet des hypothèses sur le sens (certains disent tout et n'importe quoi, il y a parfois une bonne réponse noyée au milieu, ou on finit par la donner en désespoir de cause, on a perdu un peu de temps, les élèves ont entendu toutes sortes de sornettes sur sa définition, certains font noter le mot quelque part, d'autres pas, puis on poursuit la lecture, souvent sans plus rencontrer le mot. A la fin, on leur demande parfois (enfin, seulement si on a le temps à la fin de l'heure) d'écrire une phrase avec. Et, cas exceptionnel, deux ou trois l'utiliseront peut-être, plus ou moins maladroitement dans la rédaction finale juste pour espérer gratter des points, puis s'empresseront d'oublier le mot, comme l'avaient sans doute déjà fait le reste de leur camarades.

Les recherches dans le dictionnaire. Très utiles. Mais on sait malheureusement le temps que cela prend à les faire amener du CDI, le temps qu'il faut pour qu'ils les manipulent, trouvent les mots, dont ils se contentent souvent de noter sans sourciller une définition qui leur est parfois encore moins claire que le mot, et vu la lenteur (et le fait que d'autres attentent sagement que le voisin trouve pour recopier), l'heure peut passer et on aura juste vu quelques mots à tout casser. Et pas sûr qu'ils s'en rappellent ou les utilisent réellement lors des chapitres suivants.

Une autre méthode consiste à faire apprendre une liste de mots et à les évaluer. C'est aussi une méthode qui présente des avantages, mais qui a également ses limites.

En effet, on constate souvent par la suite que ces mots appris "glissent" vite de leur mémoire, comme de l'eau sur les plumes d'un canard, parce qu'ils n'évoquent rien, parce qu'il ne vont pas les employer "pour de vrai" ni même les retrouver peut-être dans un texte avant longtemps, (et ce jour-là, ils auront sans doute déjà oublié leur sens) et le faire utiliser dans une rédaction de fin de séquence permet rarement de le fixer pour autant. En tout cas, pas de se l’approprier. Les mots en question leur paraitront toujours "bizarres", "artificiels", "étrangers" à eux, encombrant leur mémoire "pour rien", bref à oublier au plus vite comme la formule de l'acide chlorhydrique, parce qu'ils ne vont pas l'utiliser "pour de vrai" par la suite.


Restent les exercices. Heureusement, certains manuels commencent enfin à proposer de vrais exercices méthodiques et d'utilisation progressive et variée, comme ceux du Terre des lettres.

Comment faire pour compléter et renforcer toutes ces méthodes d'apprentissages, que ce soit par le dictionnaire, par la découverte contextualisée et par des exercices, et pour les rendre plus efficaces, et avec des résultats durables ?

C'est sur ces questions que j'en suis arrivé à aborder l'enseignement du vocabulaire de façon globale et méthodique, avec des résultats facilement observables, par les élèves et les parents eux-mêmes. Cela demande évidemment une approche pédagogique fondée sur l'écriture et la régularité. Cela demande du temps, mais cela en fait facilement gagner (travail d'écriture en autonomie, ancrage réel des savoirs, etc.)

Aux grands maux les grands remèdes. Nous pouvons tous partager nos pratiques, mettre en commun nos idées, nos réflexions, et nos expériences concrètes sur ce sujet. La diversités des approches est efficace. Ce n'est qu'à ce prix qu'on sème efficacement et qu'on peut constater des progrès et des résultats visibles, et surtout durables, chez tous nos élèves.


Pour découvrir toutes les stratégies pédagogiques possibles à mettre en place pour nos élèves sur ce forum d'écriture interétablissements, que ce soit en qualité d'écriture, en orthographe, vocabulaire, argumentation, etc.), je vous invite à découvrir ce diaporama en images et à partager cette expérience :

Diaporama visuel des nombreuses utilisations pédagogiques de la cafet avec nos élèves
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Enseigner le vocabulaire : les méthodes actives

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