AccueilFAQS'enregistrerConnexion
Partagez|

Tout sur les moralistes (topic au propre)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
Arès

avatar

Nombre de messages : 624

MessageSujet: Tout sur les moralistes (topic au propre)
Sam 9 Jan - 14:49

Voilà le topic au propre sur les moralistes, les participants sont Arlequin, Romulus et moi.


Dernière édition par Arès le Dim 10 Jan - 9:41, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Arès

avatar

Nombre de messages : 624

MessageSujet: Re: Tout sur les moralistes (topic au propre)
Sam 9 Jan - 14:55

Voici le plan de notre exposé.


Sommaire


I):
Qu'est-ce qu'un moraliste



II)La Fontaine et ses Fables.
III) La Rochefoucauld et les Maximes.
IV) La Bruyère et les Caractères.

V)Quels points communs retrouve-t-on chez ces trois moralistes?

-La brièveté.
-L'écriture discontinue.(écriture brève et indépendante de la suite, sans ordre à respecter.)
-Donner du plaisir aux lecteurs.
-But didactique (instruire).

VI) styles d'écriture.

VII)Conclusion :
Conclusion + quizz.


Dernière édition par Arès le Dim 10 Jan - 9:09, édité 7 fois
Revenir en haut Aller en bas
Arès

avatar

Nombre de messages : 624

MessageSujet: Re: Tout sur les moralistes (topic au propre)
Sam 9 Jan - 14:56

Introduction.

I)




Tout le long de cet exposé, nous répondrons à des questions diverses comme :

Qu'est-ce qu'un moraliste ?
Quel était le but d'écrire des morales à l'époque ?
Quels sont les principaux auteurs moralistes ?
Ces écrits avaient ils des impactes sur la façon de pensée des gens à l'époque ?
Ces textes ont ils été censurés, pourquoi ?


I)





D'après vous, qu'est-ce qu'un moraliste ?

Spoiler:
 

Quel fabuliste célèbre utilisait beaucoup les animaux pour éviter la censure ?

Spoiler:
 


Comme je viens de vous le dire, La Fontaine dans ses fables remplace des personnes par des animaux. Comme le lion et le moucheron (ici pour la lire). Le lion représente le roi et le moucheron le paysan. La fable explique qu'il faut se méfier des croquants (paysans) et La Fontaine avait bien raison car en 1789 les insectes ont attaqué le lion et l'ont tué (révolution française).



(on reconnait bien le roi à travers le lion car il porte le manteau royal et surtout la couronne.)


Dernière édition par Arès le Mer 14 Avr - 16:45, édité 10 fois
Revenir en haut Aller en bas
Arlequin

avatar

Nombre de messages : 283

MessageSujet: Re: Tout sur les moralistes (topic au propre)
Sam 9 Jan - 16:07


Le fables de La Fontaine
II)

Une fable est une histoire imaginaire généralement en vers dont le but est
de montrer une morale au lecteur. On appelle l'auteur d'une fable un fabuliste.
Celle-ci est héritée de l'Antiquité, la fable a souvent pour héros des
animaux
chargés alors de représenter les hommes pour éviter la censure, (les auteurs antiques l'ont fait en premier)voilà ce que dira La Fontaine:

"Je me sers d'animaux pour instruire les hommes"


Esope (écrivain grec) est à l'origine de ce genre littéraire. Au Moyen Âge, de nombreux recueils de fables, appelés isopets, sont constitués.

Ésope inspira plus tard d'autres fabulistes comme Phèdre (direct inspirateur des fabulistes du XVIIe siècle),
Jean de La Fontaine, Benserade (contemporain de La Fontaine), Perrault
(contemporain de La Fontaine) .


ésope

Certaines fables se sont transmises de fabulistes en fabulistes puisque
nous retrouvons dans les fables de La fontaine pratiquement toutes
celles d'Esope (fabuliste grec) et de Phèdre (fabuliste latin). C'est ça qui lui a permis de faire partie des plus grands fabulistes car à l'époque, les auteurs antiques sont pour les classiques et humanistes un modèle de perfection. C'est pour ça que les moralistes reprennent leurs oeuvres pour créer une imitation créatrice. Jean de La Fontaine dira :

"Mon imitation n'est point un esclavage[...] Je ne prends
que le sens et le tour et l'idée/Tâchant de rendre mien cet air
d'antiquité ".

Pour vous, qu'est-ce qu'il veut dire ?


Spoiler:
 

exemple:

Voici la cigale et le fourmi de Esope:

"La Fourmi faisait sécher son froment qui avait contracté quelque humidité
pendant l'hiver. La Cigale mourant de faim, lui demanda quelques grains
pour subvenir à sa nécessité dans la disette où elle se trouvait. La
Fourmi lui répondit durement qu'elle devait songer à amasser pendant
l'été pour avoir de quoi vivre pendant l'hiver. " Je ne suis point
oisive durant l'été, répliqua la Cigale, je passe tout ce temps-là à
chanter. - Oh bien, repartit la Fourmi, puisque cela est ainsi, je vous
conseille de danser maintenant ; vous méritez bien de mourir de faim.
"



voici la cigale et la fourmi d'après La Fontaine :

"La Cigale, ayant chanté
Tout l'été,
Se trouva fort dépourvue
Quand la bise fut venue :
Pas un seul petit morceau
De mouche ou de vermisseau.
Elle alla crier famine
Chez la Fourmi sa voisine,
La priant de lui prêter
Quelque grain pour subsister
Jusqu'à la saison nouvelle.
"Je vous paierai, lui dit-elle,
Avant l'Oût, foi d'animal,
Intérêt et principal. "
La Fourmi n'est pas prêteuse :
C'est là son moindre défaut.
Que faisiez-vous au temps chaud ?
Dit-elle à cette emprunteuse.
- Nuit et jour à tout venant
Je chantais, ne vous déplaise.
- Vous chantiez ? j'en suis fort aise.
Eh bien! dansez maintenant
."








Comme les anciens ( dont le fabuliste Esope) , il utilise les animaux: pour entre autre éviter la censure.

Il utilise la versification pour embellir ses fables, car son but principal est de "plaire toujours" pour mieux instruire.

Il se conforme par là aux règles de l'esthétique classique. (la clarté, la précision, l'harmonie dans les sonorités des mots, la rigueur dans l'écriture et le vocabulaire) A


"L'apologue (fable) est composé de deux parties, dont on peut appeler, l'une le corps, l'autre l'âme. Le corps est la fable, l'âme la moralité".(

Généralement l'ordre d'une fable place le récit au début et la morale à la fin (Ex:La mort et le bucheron).

Des fois, il peut être inversé (Ex : Le loup et l'agneau).

La morale peut être reprise au début et à la fin (Ex : Le Lion et Le Rat ).


Elle peut être aussi implicite (Ex : La cigale et la fourmi.)


Les personnages appartiennent à différents mondes: animal, humain, végétal.


* Les animaux représentent les défauts humains. Ils imitent les humains en étant à la fois des méchants et des victimes.

A votre avis, que représentent la fourmi et la cigale ?


Ex: La cigales et la fourmi=
Spoiler:
 




Le corbeau et le renard= La vanité, la flatterie et la ruse.






* Les humains représentent toutes les classes sociales (du paysan au roi), différents métiers (bucheron, fermière) et tous les âges.

Le roi est représenté par le lion (puissance, autorité). Le lion est répété plusieurs fois, ce qui montre l'intérêt des problèmes politiques pour La Fontaine .


Le renard (rusé, intelligent ) quant à lui représente le courtisan qui flatte le Roi




* Les végétaux ou les objets peuvent prendre parfois la parole.


Ex: Le chêne et le roseau

cliquez ici les curieux


La Fontaine parle de son œuvre comme :


[size=18]"Une ample comédie à cents actes divers
Et dont la scène est l'univers".


Les fables sont considérés comme des mini-pièces dramatique, comme de petites saynètes théâtrales.

Les dialogues sont parfois des monologues, qui servent à régler les conflits entre les personnages et donc pour faire progresser l'histoire et la rendre plus directe et plus vivantes.

La Fontaine utilise beaucoup de vocabulaire et certains termes déjà un peu archaïque à son époque "chercher des noise" (querelles) ou "J 'ai souvenance".

Mais les fabulistes créent parfois aussi des néologismes ( c'est un mot nouveau ou nouveau sens donné à un mot) pour faire rire comme "Ratopolis" qui est la cité des Rats.

Il utilise plusieurs styles de tonalités, comme le registre burlesque (drôle, comique), lyrique ( d'utilisation des sons, les rythmes d'une langue pour exprimer une émotion, une sensation) ou satirique (critique railleuse).

Exemple de fables lyrique :

[i]Les deux amis ou Les deux pigeons où il nous fait entendre une musique nostalgique :

"Ne sentirai-je plus de charme qui m'arrête ?
Ai-je passé le temps d'aimer ?"






Exemple de fables satirique :


"Les Obsèques de la lionne" il fait là une satire de la cour car il veut montrer que les gens de la cour sont des êtres passifs en les comparant à des animaux.

"Je définis la cour un pays où les gens
Tristes, gais, prêts à tout, à tout indifférents,
Sont ce qu'il plaît au Prince, ou s'ils ne peuvent l'être,
Tâchent au moins de le parêtre,
Peuple caméléon, peuple singe du maître,
On dirait qu'un esprit anime mille corps ;
C'est bien là que les gens sont de simples ressorts."




La prosodie : Il utilise la versification en vers libres c'est-à-dire que les vers sont de longueurs différentes (Ex: alexandrin et octosyllabe).

Il utilise aussi les assonances et les allitérations pour donner un côté harmonieux aux fables.


Exemples : Voici les deux premiers vers du poème le loup et l'agneau, si l'on compte les pieds on s'aperçoit que les deux vers n'ont pas le même nombre de syllabes.

Le premier est un alexandrin et le second est un octosyllabe.

La raison du plus fort est toujours la meilleure :
Nous l'allons montrer tout à l'heure.


Dernière édition par Arlequin le Sam 1 Mai - 15:51, édité 11 fois
Revenir en haut Aller en bas
Romulus

avatar

Nombre de messages : 435

MessageSujet: Re: Tout sur les moralistes (topic au propre)
Sam 9 Jan - 16:23

Les maximes de La Rochefoucauld :

III)

Tout d'abord, je vais vous expliquer ce qu'est une maxime, le point essentiel pour étudier La Rochefoucauld .


Une maxime est une "vérité" écrite par un auteur, elle est souvent brève,
critique ou bien ironique. Celle ci doit marquer l'esprit par sa concision, sa brièveté et lapidaire qui vise juste, décochée comme une flèche !

Voilà la vie de François de La Rochefoucauld :





François de La Rochefoucauld vient d'une famille de la noblesse française. Très jeune, il prendra part à un complot contre Richelieu. A partir de ce moment, sa vie va devenir un cauchemard, c'est pour ça qu'il optera pour l'exil. A la mort de Richelieu, il reviendra à la cour. Mazarin succèdera à Richelieu, mais les tensions ne se calmeront pas. Après la mort de son père, il prendra le titre de duc de La Rochefoucauld. Il rédigera alors ses "mémoires". Il fréquentera beaucoup de salons littéraires dans lesquels il deviendra ami avec la marquise de Sévigné, Mme Sablé et plus particulièrement avec Mme de La Fayette. Les discussions dans ces salons, l'amèneront à publier un ouvrage inédit : les fameuses maximes, remplit d'aphorisme philosophiques. La
Rochefoucauld s'éteindra en 1680.





Voilà quelques maximes de La Rochefoucauld:

Vous devrez essayait d'expliquer les maximes.


Maxime 216
:

"La parfaite valeur est de faire sans témoins ce que l'on serait capable de faire devant tout le monde"


Spoiler:
 

Maxime 324 :

Il y a dans la jalousie plus d'amour-propre que d'amour.


Spoiler:
 


Maxime 327 :

Nous n'avouons de petits défauts que pour persuader que nous n'en avons pas de grands.


Spoiler:
 


Maxime 372 :

La plupart des jeunes gens croient être naturels, lorsqu'ils ne sont que mal polis et grossiers.


Spoiler:
 

Maxime 394 :

On peut être plus fin qu'un autre, mais non pas plus fin que tous les autres.


Spoiler:
 

Maxime 409 :


Nous aurions souvent honte de nos plus belles actions si le monde voyait tous les motifs qui les produisent.


Spoiler:
 


Maxime 457 :


Nous gagnerions plus de nous laisser voir tels que nous sommes, que d'essayer de paraître ce que nous ne sommes pas.


Spoiler:
 

Maxime 496 :


Les querelles ne dureraient pas longtemps, si le tort n'était que d'un côté.


Spoiler:
 


Les maximes sont numérotés de 1 à 504. Les maximes
n°26,30,31,49,62,63,71,72,76,83,84,110,112, 119,127,142,146 et 149 sont
des paradoxes.


Un paradoxe, c'est quand on présente une idée sous une forme qui semble
illogique, mais après réflexion, on voit bien le sens profond de la phrase.

Voilà un exemple, le fameux "festina lente" qui signifie dépêche toi lentement.

C'est vrai qu'au début, ça semble illogique
cependant si on se pose dessus, on arrive à en comprendre le sens.

Essayez de comprendre le sens de cette phrase.


Spoiler:
 

Voilà quelques exemples que j'ai pris dans le florilège de maximes de La Rochefoucault :

n°31 :

Si nous n'avions point de défauts, nous ne prendrions pas tant de plaisir à en remarquer dans les autres.

n°71 :

Il n'y a guère de gens qui ne soient honteux de s'être aimés quand ils ne s'aiment plus.

n°112 :

Les défauts de l'esprit augmentent en vieillissant comme ceux du visage.

n°146 :

On ne loue d'ordinaire que pour être loué.

n°149 :

Le refus des louanges est un désir d'être loué deux fois
.


Dernière édition par Romulus le Mer 14 Avr - 17:03, édité 14 fois
Revenir en haut Aller en bas
Arès

avatar

Nombre de messages : 624

MessageSujet: Re: Tout sur les moralistes (topic au propre)
Sam 9 Jan - 16:41

Les Caractères de La Bruyère.

IV)



La Bruyère, biographie :



Jean
de La Bruyère est issu de la bourgeoisie. Il réussit ses études et
devint avocat, il menait une vie modeste et paisible à Paris. Lorsqu'un
jour, Jacques-Bénigne Bossuet (écrivain, précepteur royal puis évêque
durant le 17ème siècle) le fit nommé précepteur puis secrétaire du duc
de Bourbon. Grâce à cela il pu observer les moeurs de la cour. De ses
observations, il donna les Caractères de Théophraste traduit du grec.
Voilà ce qu'il dit dans la préface :

"Je rends au public ce qu'il m'a prêté, j'ai emprunté de lui la matière de cet ouvrage."

Qu'est-ce qu'il a voulut dire ?

Spoiler:
 

Cette oeuvre fut publiée en 1688 et connut un grand et vif succès.

Durant "la
guerre" qui opposait les Modernes (personnes qui critiquaient l'inspiration exclusive de
l'antiquité, le carcan des règles classiques et qui sont pour le progrès, l'écriture plus moderne et libre )
et les Anciens (personnes qui appréciaient les textes antiques comme
les classiques et qui sont pour l'imitation créatrice), il prit parti
du côté des Anciens car il était pour les valeurs classiques et
antiques
.

D'ailleurs, dans les caractères il montrera son animosité
envers les Modernes.

Après deux échecs, La Bruyère est élu à l'Académie
Française (1693) grâce à son discours qui défie les Modernes et les
défendeurs de Corneille et qui complimente les Anciens (La Fontaine,
Bossuet, Racine...). La Bruyère était un très bon orateur.
En 1696, il mourut d'une attaque d'apoplexie à Versailles.



Bossuet :


Les caractères










C'est
un recueil de maximes et de portraits publié en 1688 par Jean de La
Bruyère. Cette oeuvre est destinée à expliquer et décrire les mœurs de
l'époque
.

Le but de cette oeuvre est d'aider les hommes à corriger
leurs défaults
, d'ailleurs, La Bruyère le dira lui même dans son livre :


"Le
public peut regarder avec loisir ce portrait que j'ai fait de lui
d'après nature, et s'il se connait quelques-uns des défaults que je
touche s'en corriger. C'est l'unique fin que l'on doit proposer en
écrivant."


La
Bruyère pensait donner de l'importance à son livre en le présentant
comme inspiré par Théophraste cependant, aujourd'hui, la plupart des
écrivains et philosophes de l'Europe pensent qu'il surpasse largement
celui du fameux philosophe antique.


Théophraste :




Dans
son livre, La Bruyère veut plaire et instruire, pour cela il utilise
des aphorismes, des réflexions, des portraits, des récits, des
dialogue. Voilà ce qu'il dit à ce sujet :

"On
ne doit parler, on ne doit écrire que pour l'instruction; et s'il
arrive que l'on plaise, il ne faut pas néanmoins s'en repentir si cela
sert à insinuer et faire recevoir les vérités qui doivent instruire."


C'est lui qui mettra en avant dans ces oeuvres (après Montaigne, Pascal et La Fontaine) la philosophie de l'imitation créatrice.
Cela consiste à dire que les philosophes du 17ème siècle redisent sous
une autre forme ce que les philosophes de la Grèce antique ont déjà
expliqué.

La Bruyère est un auteur typiquement classique, dès
le premier chapitre, il met en place l'essentiel de la doctrine
(Ensemble de principes liés à un penseur, à un mouvement littéraire)
classique :

la nécessité de travail, croyance en un goût absolu
pour retranscrire les idées et les mots avec naturel et justesse,
imitation des Anciens (les auteurs de l'Antiquité), liens étroits entre
l'esthétique et la morale. Il résume en ces quelques mots ses idées sur
l'écriture classique :

«C'est un métier que de faire un livre».



L'oeuvre est composé de 16 chapitres :

-Des ouvrages de l'esprit
-Du mérite personnel
-Des femmes
-Du cœur
-De la société et de la conversation
-Des biens de fortune
-De la ville
-De la cour
-Des grands
-Du souverain et de la république
-De l'homme
-Des jugements
-De la mode
-De quelques usages
-De la chaire
-Des esprits forts

-Les principaux thèmes abordés sont :

-La critique littéraire.
-La peinture de mœurs (La Bruyère dénonce la superficialité des mœurs de la cour)
-La critique sociale et politique (il s'en prend à l'organisation du pays et s'attaque à une société de privilèges)
-Le thème prédominant reste la dénonciation des personnes qui portent un "masque" et qui sont incapables d'être "vrai".

La
Bruyère a fait beaucoup de portraits sur les parisiens car ils
n'avaient aucune idée de ce qu'était le monde de la campagne à
l'époque. Pour faire les nombreux portrait du livre, il a bien observer
les gens, surtout pendant qu'il était le secrétaire du duc de Bourbon.
Dans ses textes, il se raille ironiquement du monde de la cour. L'une
des particularité de cet ouvrage, c'est que le lecteur peut se
reconnaitre en le lisant les petits ou gros défaults que l'auteur
évoque.



Dans son fameux livre, il y a une phrase
assez étrange et célèbre aussi ; "connais toi toi même". Je vais vous
éclairer sur son origine et sa signification.

Cette
inscription est inscrite sur le seuil du Temple de Delphe (monument
grec), qui est dédié au Dieu de la beauté, Apollon. Ce message fut
approfondi par Socrate (un penseur grec de l'Antiquité) qui en fit sa
devise. Autrefois, dans l'Antiquité, les gens mettaient tout sur le dos
des Dieux. Par exemple, lors de la célèbre érruption du Vésuv, les
romains pensaient que c'était la faute des Dieux car ils n'étaient pas
content de Titus (empereur à l'époque). Socrate était un des seuls à
penser que les Dieux n'avaient rien à voir et que c'est en se
connaissant parfaitement que l'homme pourra devenir meilleur.
Aujourd'hui, cette expression signifie plutôt, "regarde toi d'abord
avant de regarder les autres."





[/size]


Dernière édition par Arès le Dim 10 Jan - 11:00, édité 8 fois
Revenir en haut Aller en bas
Arlequin

avatar

Nombre de messages : 283

MessageSujet: Re: Tout sur les moralistes (topic au propre)
Sam 9 Jan - 18:20

V)Quels points communs retrouve-t-on chez ces trois moralistes ?

-La brièveté

Les écrits de ces trois moralistes marquent l'esprit surtout à cause de leur brièveté (courte durée).

-L'écriture discontinue


Ces trois moralistes écrivent des textes courts sans suite qui grâce à cela ils refusent par là le discours construit, démonstratif.

-Donner du plaisir au lecteur


Ces trois moralistes donne du plaisir au lecteur en utilisant la versification car leur but est de plaire toujours.
Pour cela ils utilisent des aphorismes, des réflexions, des portraits, des récits, des dialogues. . .


-But didactique


Pour instruire ils utilisent des morale.


exemple:

Par exemple La Fontaine dans ces Fables utilisent des morales qui sont certifiées par une histoire.


Spoiler:
 


La Rochefoucauld à écrit un recueille de ses morales.

Voici quelques une de ses célèbres maximes :

Spoiler:
 



Dernière édition par Arlequin le Dim 10 Jan - 9:14, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Romulus

avatar

Nombre de messages : 435

MessageSujet: Re: Tout sur les moralistes (topic au propre)
Sam 9 Jan - 18:21

VI)Les différents styles d'écriture









Les moralistes ont différent styles ou formes d'écriture, il y a :







- les essais (oeuvre littéraire) :

Un
essai, c'est un oeuvre de réflexion. Souvent,dans un essai on peut
débattre sur le sujet du livre selon le point de vue de l'auteur.




Michel Montaigne :



Voilà un extrait du livre de Michel Montaigne (moraliste du 16ème siècle) "les essais" :

"
La diversité des façons d'une nation à autre ne me touche que par le plaisir de la variété.
Chaque usage a sa raison.
Quand j'ai été ailleurs qu'en France et que, pour me faire courtoisie, on m'a
demandé si je voulais être servi à la française, je m'en suis moqué et
me suis toujours jeté aux tables les plus épaisses d'étrangers.
J'ai honte de voir nos hommes enivrés de cette sotte humeur de s'effaroucher des
formes
contraires aux leurs : il leur semble être hors de leur élément quand
ils sont hors de leur village. Où qu'ils aillent, ils se tiennent à
leurs façons, et abominent les étrangères. Retrouvent-ils un compatriote en Hongrie, ils festoient cette aventure :
les voilà à se rallier et à se recoudre ensemble, à condamner tant de
moeurs barbares qu'ils voient. Pourquoi non barbares, puisqu'elles ne
sont françaises ? Encore sont-ce les plus habiles qui les
ont reconnues, pour en médire. La plupart ne prennent l'aller que pour
le venir. Ils voyagent couverts et resserrés d'une prudence taciturne
et incommunicable, se défendant de la contagion d'un air inconnu."


Voilà ce que je peux en dire :

Dans
cet extrait, Montaigne s'attaque aux personnes qui sont fermées
d'esprit. Même quand elles sont à l'étranger, elles ne font pas
d'efforts pour s'adapter et attendent que les autres s'adaptent à elles.
" Où qu'ils aillent, ils se tiennent à leurs façons, et abominent les étrangères"

Ces personnes trouvent que tout est mieux chez elles avant même d'avoir été chez les autres, (c'est une critique universelle) que ce soit la nourriture, les couverts :

"Soient
des assiettes d'étain, de bois, de terre, bouilli ou rôti, beurre ou
huile de noix ou d'olive, chaud ou froid, tout m'est un"

ou encore :

"
Quand j'ai été ailleurs qu'en France et que, pour me faire courtoisie,
on m'a demandé si je voulais être servi à la française, je m'en suis
moqué et me suis toujours jeté aux tables les plus épaisses d'étrangers."

Dans
cet extrait, il témoigne son expérience personelle, il nous fait part
du contraste entre deux manières de voyager à l'époque, c'est également
un encouragement à découvrir la différence.



- les portraits :

Je n'ai pas trouvé d'image.

Un portrait, c'est une "image" que les moralistes font ressortir de leurs écrits souvent sur les habitudes de l'homme et les moeurs de la vie quotidienne.

- les caractères :

Comme l'a fait Jean de La Bruyère, un caractère, c'est une façon de "payer sa dette" à la société ironiquement. C'est un recueil de maximes et de portraits, destinés à dépeindre les mœurs de l'époque.




Voilà un extrait des caractères de Jean de la Bruyère :


"De la société et de la conversation"





« J'entends Théodecte
de l'antichambre ; il grossit sa voix à mesure qu'il s'approche. Le
voilà entré : il rit, il crie, il éclate ; on bouche ses oreilles,
c'est un tonnerre. Il n'est pas moins redoutable par les
choses qu'il dit que par le ton dont il parle. Il ne s'apaise et ne
revient de ce grand fracas que pour bredouiller des vanités et des
sottises. Il a si peu d'égard au temps, aux personnes, aux bienséances,
que chacun a son fait sans qu'il ait eu l'intention de le lui donner ;
il n'est pas encore assis qu'il a, à son insu, désobligé toute
l'assemblée. A-t-on servi, il se met le premier à table et dans la
première place ; les
femmes sont à sa droite et à sa gauche. Il mange, il boit, il conte, il
plaisante, il interrompt tout à la fois. Il n'a nul discernement des
personnes, ni du maître, ni des conviés ; il abuse de la folle déférence (respect, considération) que l'on a pour lui. Est-ce lui, est-ce Euthydème
qui donne le repas ? Il rappelle à soi toute l'autorité de la table, et
il y a un moindre inconvénient à la lui laisser entière qu'à la lui
disputer. Le vin et les viandes n'ajoutent rien à son caractère. Si l'on joue, il gagne au jeu ; il veut railler celui qui perd, et il l'offense ; les rieurs sont pour lui ; il n'y a sorte de fatuités
(vanité) qu'on ne lui passe. Je cède enfin et je disparais, incapable
de souffrir plus longtemps Théodecte, et ceux qui le souffrent. »

Voilà ce que je peux en dire :


Tout
d'abord, La Bruyère présente ses portraits comme des devinettes. Il
faut trouver quel genre de personne est visé. Pour ce passage, le
portrait est sans doute celui d'un personnage riche et puissant. On
voit à plusieurs reprises qu'il est très vaniteux et qu'il se croit
tout permis en raison de sa richesse aux "j'entends" et "je disparais"
de notre texte. On a ainsi l'impression que le narrateur perd son
calme.


- les maximes :
Une
maxime est une vérité écrite par un auteur, elle est souvent brève,
critique ou bien ironique. Celle ci doit marquer l'esprit surtout à
cause de sa brièveté.





Il y a déjà des maximes en haut de la page.

- les aphorisme ou sentences :

Un aphorisme est un écrit bref qui résume l'essentiel d'une pensée, d'un principe.

-et les adages :

L'adage,
c'est une formule d'origine ancienne et populaire qui exprime une règle
générale de conduite. (donne des directives pratiques ou morales).

Le
point commun entre toutes ces formes, c'est leur brièveté (textes
courts) et leur autonomie (être indépendant et libre dans ses écrits,
écrire ce que l'on pense au risque d'être censuré).
*
Revenir en haut Aller en bas
Arlequin

avatar

Nombre de messages : 283

MessageSujet: Re: Tout sur les moralistes (topic au propre)
Sam 9 Jan - 18:27

VII) CONCLUSION :

Au cours de ces lectures, études littéraires et descriptions des points de vue des différents auteurs moralistes du 17ème siècle, nous avons pu constater qu'ils défendent ardemment les règles et les principes classiques et antiques. Ils sont donc pour l'imitation créatrice et appartiennent au clan des anciens.


Dernière édition par Arlequin le Sam 23 Jan - 15:03, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Arlequin

avatar

Nombre de messages : 283

MessageSujet: Re: Tout sur les moralistes (topic au propre)
Sam 9 Jan - 18:30

Revenir en haut Aller en bas
Arès

avatar

Nombre de messages : 624

MessageSujet: Re: Tout sur les moralistes (topic au propre)
Dim 10 Jan - 18:48

Modo, que pensez vous de notre exposé au propre ?
Revenir en haut Aller en bas
Modo
Aidactif
avatar

Nombre de messages : 19963

MessageSujet: Re: Tout sur les moralistes (topic au propre)
Dim 10 Jan - 19:07

A priori, très chouette clap

Quelques maladresses à rectifier :

" créer des imitations créatrices" ( ou une formulation du style ) wi s c'est un peu redondant ( pléonasme )

Quelques images sont invalides ( dans les spoiler par exemple.

Il y a un A qui se promène dans le texte, je n'ai pas compris pourquoi ...

J'ai rajouté le mot "lapidaire" et "concision" qui me semblent important à employer et à expliquer ja p

La biographie de certains est peu importante sauf si on insiste sur la fréquentation de la cour ( d'où la critique aussi de certains usages propre à la cour dans les maximes et les portraits :dénonciation amusée de l'hypocrisie, l'orgueil, le paraître avant tout, la notion d'amour propre ... ) mais aussi des fameux cercles et salons littéraires.
Pour l'art du portrait moral ( rien à voir avec un vrai tableau, insister sur l'idée d'une sorte de miroir que l'auteur tend au lecteur afin qu'il puisse se voir ses défauts et les corriger, comme on arrange sa coiffure en se voyant dans une glace si on voit qu'elle est de travers ) wink
Revenir en haut Aller en bas
Arès

avatar

Nombre de messages : 624

MessageSujet: Re: Tout sur les moralistes (topic au propre)
Dim 10 Jan - 19:09

Merci de vos conseils.
Revenir en haut Aller en bas

Tout sur les moralistes (topic au propre)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
La Cafet' :: Index du forum :: Les mains tendues... :: Français :: Exposés-
Archivehost Synonymes Dico répétoscope Bonpatron Contacter la modération